‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 176 sur 391 · ACTE II, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XII

Pendant que son beau-père, un vil chef de rebelles, Arme encor contre nous !

(Aux seigneurs francs.) Pour vous, vassaux fidèles De celui qui n'est plus, dans quelque autre moment, Demain, nous recevrons, guerriers, votre serment. Cet empire nouveau que le Seigneur nous donne, 11 nous faut l'acceiJter; mais, hélas! la couronne D'un frère bien aimé, source pour nous de pleurs. Ne ceindra notre front, guerriers, que de douleurs! A demain, nobles chefs. —

(Tous sortent, excepté Arcadius, qui se lient à l'ccarl.)

Enfin, l'œuvre esi complète.

Neveux, frères, tous morts! et Chlotaire est au faîte! Ce trône de Clovis, suprême majesté Vers qui toute ma vie a lentement monté. J'y suis! — Quelle grandeur plus haute!— Certe, aucune. 0 vous, évènemens, vassaux de ma fortune , Vous m'avez bien servi, je suis content de vous. Je me trouve assez grand ! —

AHCADIU5.

Et si grand roi, pour nous, Se rappellera-t-il?..

CHLOTAIRE, l'interroDipant brusquement.

Quoi? tu m'écoutais, traître!

Prends garde à toi.

(Fl sort en lui lançant un regard terrible.) ARCADIUS, épouvanté.

Prends garde à loi! C'est donc pour être De la sorte traité que moi, depuis vingt ans... Oh! fuyons vers son lils! courons, il en est temps, Pendant que ce cou lienlencor sur mes épaules. Avec nous, s'il se peut, armer toutes les (Janle.s.

UN DU htCONI) AClfc.

222 CHLOTAIRE I.

ee*» !« <i«ee0e(M«ee«>e^e<«e««<«^<>«>Re«ee'eee«s«j««0e««e«ei«ee»« aeeeeeaeeAW e»»«

ACTK TROISIÈME.

Le plateau d'une assez haute colline. A gauche des spectateurs, une église avec monastère et dépendances. A droite et dans le fond, rochers et bruyères.

SCfcNE PREMIÈRE.

CHLODOALD, HALDA, CHIIAMNE; puis, ARCADIUS.

CHRAMNE, paraissant le premier et aidant Halda à monter. Rien qu'un peu de courage cncor, ma bien aimée,

(A Chlodoald.) El bientôt... Mais, je crois que l'église est fermée.

nULODGALD.

11 n'impoi (C. A l'instant, vous y serez adicis, l/abbé, je le répète, est un de mes amis. Et Je...

CnRAMNE.

Ne dites pas, cependant, qui nous sommes, lîon prêtre. —Vous sentez : les moines sont des hommes; Ils pourraient redouter...

Cm.ODOALD.

Non, non, il faudra bien

Que tout cède à la voix de Dieu. Ne craignez rien.

Ici près, par une autre entrée à moi connue.

Je vais...

(Pendant ces dernières paroles, on voit dans le fond paraître un homme qui cherche des yeux avec inquiétude, puis s'avance précipitamment vcrsChramne. Alors ce dernier, interrompant Chlodoald.)

Page 1