‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 279 sur 391 · RA>U0L1>U · texte numérisé non relu

RA>U0L1>U

Vriùmcnt. lît c'est là ta justice?

FERGUS

Ma justice !

RANDOLPH

Dis-moi quel est l'homme de bien , Fergus, qui t'a fourni ce détom' tout chrétien. Cet accommodement avec ta conscience ?

Quoi! s'affranchir, par là, d'une injuste sentence. Rester tout à la fois vertueux et puissant, Et garder ma grandeur sans répandre mon sang ! Me faire fuir enfin! Bonne, excellente ruse! Si Randolph toutefois ne disait : Je refuse.

FERGIS.

Tu r(!fii8cs de fuir !

UANDOI.l'U.

Oui, de par rKleniel !

358 L'ilfiRlTAGi: IjL" MAL.

Ou je suis innocent, ou je suis criminel. Criminel, jnge-moi; condamne, prends ma tète. Mais, innocent, Fergus, justice ample et complète. Abjure un rang bâti sur des déloyautés , Rends-moi titres et biens, vassaux et dignités ; El ce que, gentilhomme, avant tout, je réclame, Fergus , rends-moi l'honneur, apanage de l'âme.

FERGUS

Quoi!., tu veux...

(Il fait quelques pas dans le plus grand trouble. Puis tout à coup.)

Donc, Randoiph rejette tout moyen D'échapper à la mort.

RANDOLPH

Randoiph veut tout ou rien.

FERGUS

Et Randoiph, agissant ainsi, creuse sa tombe.

UANDOLl'U.

Soit; que mon sang alors sur ta tète retombe ! Damne-toi devant Dieu , Fergus, par ce forfait.

FERGUS

J'oflre de te sauver.

RAiNDOl.PH.

Sauve-moi lout-à-fait.

Tout-à-fait! Prends-y garde, 6 Randoiph ! je me lasse...

RANUOI.Pn.

Eh! mon Dieu! lasse-toi. La mort est une grâce. Dans ce goullie d'opprobre où les tiens m'ont plongé.

FRRGUS.

Enfin, tu veux mourir?

RAiSnOLPH.

.le veux être jugé!

Jugé par toi qui , seul , sachant mon iiiiiocence ,

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