SCENE VIII
PLATIGNY, MARIA.
MARI V, qui a vu sortir Blancion et Maubray et a entendu les derniers mots de Blancion. A part.
Qu'est-ce ?
PLATIGNY, revenant sur le devant de la scène et sans voir Maria.
Oh bien ! battez-vous, je n'y saurais que faire. MARIA, de même et s'approcliant.
Quedit-il?
PLATIGNY, de même.
Mais, peut-on concevoir cette affaire ?
£t ce duel...
MARIA, haut, à Platigny.
Comment, quel duel?
PLATIGNY.
Ail ! c'est toi ! — Quel? —Tu n'as donc pas vu ces deux enragés^
MARIA
Quoi!
list-ce qu'ils vont...
PLATIGNY.
Sans douh".
MARIA
Et le motif?
PLATIGNY.
Du (iial)lc Si j'en sais rien. Le fait le plus inconcevable! — Fort bon livre, dit l'un; d'accord, dit l'autre; puis...
MARIA
C'est pour un livre?
PLATIGNY.
Eh ! oui; je ne sais où j'en sois, Tedis-je. Livre et gens, ici, tout me déroute. Et le plus clair pour moi , c'est que je n'y vois goutte.
MARIA
C'est donc pour ce livre?..
PLATIGNY.
Hein ?
MARIA
Que vous avez fait.
PLATIGNY.
Fait !
Quoi! tu sais... eh bien! oui, quoique pas tout-à-fait. Tu sais. —
MARIA
Je sais qu'alors mieux eût valu vous taire. Madame est, contre vous, déjà fort en colère, Et, quand on va lui dire...
(Son regard se tourne vers la porte par laquelle sont sortis Maubray et Blancion.)
Eh ! mais, ils ne sont pas Partis encor ! — voyez : ils sont tous deux là-bas. Disputant, il est vrai; — mais, pour peu que Madame Soit avertie à temps, alors... au fond de l'àmc. C'est Maubray seul qu'elle aime... il me faut dans l'instant, Voyons '.dire à Maubray que Madame l'attend; Puis...