SCÈNE XI
MALBRAY , rentrant par la porte du fond; PLATIGNY, à moitié dans la porte latérale, parlant «t Maria qu'il retient malgré elle.
MAUllRAY, à la cantonnade.
Soit, Monsieur, à bientôt. — (S'avançantsur le devant de la scène sans voir Plaligny ni Maria.) Le brutal ! l'entêté! refuser de m'entendre ! J'avais beau faire; rien! Oh bien ! je veux t'apprendre A ne pas écouler. Je te veux... je veux... quoi? Me battre poui- prouver qu'un livre écrit par moi...
(Marchant à grands pas.) Ah! mais, ceci devient enroyablement bête! D'autant ce Blancion, excepté qu'il s'entête A n'ouïr point les gens, que c'est un homme, au fond, Très sensé, jugeant bien les écrits qui se font; Goûtant les bons auteurs; un hoanme.. eh bien! sans doute. Pourquoi taire la chose entre nous? qui me goûte. M'apprécie ! et j'irais... — Cela ne se fait pas. Il est vrai; mais, comment revenir sur mes pas? Comment lui déclarer !.. — Aussi, c'est cette femme , Avec tous ces sots vers sur lesquels elle pâme !.. Sîins elle j'aurais dit : Vous avezgrand'raison;
!i1!\ Mi PSEUDONYME.
Et mou livre...
(S'interrompant en apercevant Platigny.)
Allons, bien. Voilà cet autre oison.
PLATIGNY, à la cantonnaiie.
Je lui vais parler.
M&UBH.\Y, coutiiiuaiu de se parler à lui-même et regardant Platigny d'un mauvais œil.
Fat, qui se croyant habile.
S'ose donner les gants d'avoir fait... imbécille! PLATIGNY, à part, le considérant.
Il par ail agité.
MAUBRAY, de même.
Je m'en moquais tantôt ; Mais quand je songe aux airs que prit ce maître sot...
PLATIGNY, de même.
Son œil n'indique rien de très bon.
MAUBRAY, de même.
Quand je songe A rénorme impudeur d'un aussi lourd mensonge...
PLATIGNY, de même.
Et je crains, pour ma part, que ceci n'aille mal.
MAUBRAY, de même.
Quand je songe h l'aplomb d'un pareil animal, Il me prend un désir...
PLATIGNY, de même.
Je crois qu'il m'examine.
MAUBRAY, de même.
De lui casser un peu ma canne sur l'écbine.
PLATIGNY, de même.
11 faut que je l'aborde.
(D'un air aimable.) Eh bien! mon bon...