‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 350 sur 391 · D'AUBIGNÉ, GASTON · texte numérisé non relu

D'AUBIGNÉ, GASTON

d'aubigné.

Tiens, Gaston !

GASTON'

D'Aubigné!

(Tous deux s'embrassent, suivant la mode du temps.) d'aubigné.

Parbleu! j'ai grande joie.,.

.'j80 D'AVBIGNÉ.

GASTON

Et moi donc! C'est le ciel lui-même qui t'envoie.

(Ici, Gaston demande à D'Aubigné son appui contre Mainteuon.) D'AUBIGNÉ.

Contre elle !

Toi, notre ancien ami!

GASTON

Ce qu'elle se rappelle.

Qui plus est; comme aussi, qu'elle entra, grâce à moi, Chez Montespan, ce qui la mena jusqu'au roi; Ce qui fait qu'à présent, du haut de sa puissance...

d'aubigné.

Elle te nuit, peut-être ?

Avec reconnaissance.

— Ainsi, pour quelque chose où ta sœur peut beaucoup, Chez elle, un beau matin, voilà ([ue, tout-à-coup, J'arrive ; accueil très froid. Croyant rompre la glace. Je parle du passé ; sottise ! et qui me chasse ; Car, sans m'avoir laissé lui dire même un mot De ce qui m'amenait, ta sœur, tout aussitôt. File ; — et, le lendemain , pour compléter la fête. Ordre du roi d'aller, en mission secrète. Intriguer pour l'État, mon cher ; et, devine où? En Hollande! ni plus ni moins; vrai casse-cou ! Tu comprends : la Hollande en guerre avec la France, Si l'on m'avait là-bas découvert, une chance Pour qu'un bon château-fort me conservât... d'aubigné.

Long-temps.

Manière de pourvoir à ton logis ; j'entends. Et piiisqu'ainsl ma sœur se souvient, sois tranquille; Je veux... Bref, que faut-il faire pour l'être utile?

GASTON

Ne te l'ai-je pas dit? Prêter aide et secours

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