‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 45 sur 391 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CONDORIER, LES BOURGEOIS.

(Pendant celte scène ou danse dans le pavillon.) C0ND0I\IEA, réunissant les bourgeois, et leur parlant à voit basse.

Et maintenant deux mots.— Nos secrets envoyés Auprès de messeigneurs les princes, à Poitiers, Vont y traiter envers la couronne de France Du prix que nous mettons à notre obéissance. L'approuvez-vous, Messieurs ? —

DEUXIÈME BOURGEOIS

Tout-à-fait; et d'abord, Comme vous l'avez dit: à bas le château-fort! Ces châteaux pour nos droits sont tous autant de pièges.

TROISIÈME BOURGEOIS

La conservation de tous nos privilèges.

CONDORIER.

Bien entendu, Messsieurs, — et mieux encor: — jecioi Qu'il convient stipuler, nous soumettant au roi. Qu'on ne pourra jauiais, sous forme d'apanage De domaine quelcontpie, ou bien par mariage, Placer les Rochellois hors du ressort roval.

Le joug des grands vassaux au peuple est trop fatal ; Il le faut éviter; et, ces raisons admises, Nous ne devons vouloir, pour garder nos franchises, Que le trône du roi. — N'est-ce pas votre avis?

PREMIER BOURGEOIS

D'aussi sages conseils sont pour être suivis ; Et pour sauver nos biens de la dent féodale. Rien de mieux, en effet, que la force royale.

CONDORIER.

Venez;— nos députés partant tous cette nuit, Chacun de vous ne peut se trouver trop instruit Du but de leur départ.

(Il sort avec les bourgeois.)

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