ACTE 111 . SCÈNE IV
UlCHAUU.
Le divin de la danse Est-il d'unir ses pas en joyeuse cadence, Au son des instrumens d'aimer à s'élancer, Et de danser, enlin, comme on dit, pour danser ! Non pas.
MILADY
Al»!
niCHAno, très ardent.
Mais sentir, par le bal entraînée, Femme jeune et charmante à nos bras enchaînée, Qui, folâtre, s'y berce en des cercles de feu, Lasse parfois, sur nous se laisse aller un peu. Et, dans le tourbillon de plaisir qui l'enivre. Oublieuse, au danseur tout entière se livre ! Ah ! ce sont des bonheurs où mourir serait doux. Et comme j'en éprouve enfin auprès dfe vous !
MILADY
Près de moi comme un peu près de toutes les autres. Et maintenant qu'on sait quels pensers sont les vôtres En dansant, croyez-vous qu'on doive prudemment Danser avec quelqu'un qui prend feu tellement ? Qu'en dites- vous?
lUCUAKD.
Je dis qu'en ce cas l'imprudence Est à moi d'avoir trop montré ce que j'en pense, Et qu'il est bien méchant à vous d'en profiter.
MILADY
Allons, soyez sans crainte... on voulait plaisanter. —Mais quel grand chaud il fait!
1UCUAI\D.
Une chaleur horrible.
MILADY
Aflreuse!.. sur le cœur c'est comme un poids terrible. Je me sens défaillir.
niCIIARD.
Ab! mon Dieu!
MILADY
V Mon époui !