SCÈNE PREMIÈRE
(Au moment oii la toile se lève, Loys et Richard se quittent comme finissant une conversation tenue dans cette chambre. — Richard sort par la porte latérale de droite, et Loys parcelle ouvrant sur la galerie. — Alors on voit s'entr'ouvrir doucement la porte du cabinet, et Bertrand en sort disant:)
BERTRAND, seul.
Ouais ! en est-il ainsi !
(S'avançant sur le devant de la scène.) Je m'en doutais, morbleu !
Et depuis un long temps je surveillais leur jeu. Ah ! le Richard n'en veut rien moins qu'à notre nièce ! Ruse d'amant. — Je vois. — Et qui conduit la pièce ? Mons Loys. — Bien ! fort bien ! voici qui me plaît fort. Aussitôt sa revue, on préviendra M ilord. Outre que c'est par là lui rendre un bon office, Ce sera pour t'apprendre à me souffler Alice, lit te faire savoir, entends-tu, qu'on te vaut, Et que, pour être honnèie, on n'en est pas plus sot. Par certains petits fait?, j'ai, de plus, lieu de croire Que lu serres de près la femme de Grégoire. Je m'en vais prévenir Alice de ceci.
(Il se dirige vers la porte du fond, disant. ) Heureux hasard qui fait qu'en la cherchant ici, Je viens...
(S'arrClant tout court au moment de passer dans la galerie.)