‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 74 sur 391 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

BERTRAND, seul. — Il entr'ouvre doucertent le cabinet, puis, s'avançant lentement.

J'en apprends de belles!

Ah! coquins ! vous aurez dans peu de mes nouvelles. Et quant à Milady, si dure aux pauvres gens. Ce sera pour payer tous ses airs rxigeans... Ce bon lord! s'aviser de lui voler sa nièce... Et jusqu'à Milady, pousser la hardiesse. Non, niesslre Loys, non, rnessire Richard, Vous avez là compté sans un plus tin renard. Sans moi qui vous surveille et sais ce qu'il faut faire ! Moi, Bertrand! —

(Se grattant la tête.)

Non qu'en fait la chose soit fort claire. Ainsi ce Condorier... Je m'en moque, au surplus. Le rendez-vous, voilà ce qui m'importe plus. Et c'est un fait bien sûr. — Oui, mais qui doit s'y rendre ? Richard. —Bien. — Mais Richard dit à l'autre d'y prendre Sa place. — Loys donc? — Ce que j'y vois de mieux, C'est qu'il faudra toujours que ce soit l'un des deux; Et Jacques, Pierre ou Paul, de quel nom qu'il se nomme. Ce qu'il faut à Milord, après tout, c'est un homme. Et de toutes façons il est sûr de son fait. Courons donc de ce pas le lui com|)ter tout net ; Dès le soir arrivé, revenons les surprendre, Et que nous n'ayons plus ensuite qu'à les pendre.

(1! sort. )

FIN DU Qt!ArnU'.MK ACTE.

82 LE MÊNESTKtL,

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