SCÈNE II
GRÉGOIRE, LOYS, dans le cabinet.
GRÉGOIRE, se croyant seul, entre tout en soufllant. Ouf! je suis tout en nage; J'ai plus couru, je crois, qu'un cheval de louage. Je veux voir Monseigneur. — Bon! — Je cours au château.
— Il esta sa revue. — Ah! j'y trotte aussitôt. — Il venait de partir. — De nouveau je retrotte. Et personne. — On dirait qu'un démon l'escamote Chaque fois que dessus je crois mettre la main. — Allons, dégourdis-toi, mon vieux corps ! — En chemin ! Que l'on veuille ce soir prendre la citadelle ,
C'est presque srtr; — Et puis, une telle nouvelle Est toujours bonne à djre. —Eventer un complot Cela rapporte.
LOYS, qui pendant ce temps a cntr'ouvert la porte du cabinet, s'avance doucement en disant.
Ah! ah!
GRÉGOIRE
Courons donc au plus tôt...
(Se heurtant contre Loys.) Haï!
LOYS
Tiens, Grégoire ! où donc allez-vous de la sorte ?
— Chercher Milord !
GnÉGOIRE, voulant s'en aller.
Je vais... je vais... Que vous importe? Je vais où j'ai besoin.
LOYS, bouchant la porte.
Eh quoi! si brusquement!
Ne peut-on avec vous convei sor un moment ?
GRfeGOiHi:, de même.
Je n'ai pas le loisir.
LOYS, (le inéine.
Rien qu'un mot à vous dire?
GRÉGOIRE
Point.
LOYS
Allez donc, allez. — C'était pour vous conduire Où je sais qu'est Milord; mais puisque c'est ainsi...
GRÉiiOlRE, revenant.
Comment? OÙ vous savez... Est-ce qu'il est ici?
LOYS, tranquillement.
Sans doute.
GRÉGOIRE
Dans la place ?
LOYS
Oui. — Mais pourquoi me faire Toutes ces questions? — Allez à voti'e affaire. Allez.
GRÉGOIRE, après avoir hésité un instant. I.oys!
LOYS
Eh bien?
GRÉGOIRE
Là, bien vrai, — franchement, Vous savez où Milord se trouve ?
LOYS
Assurément , Je le sais.
GRÉGOIRE
Ah! Loys, rendoz-moi le service Alors de m'y conduire au plus tôt. — Que je puisse Voir Monseigneur!
LOYS, «l'un ton pénétré.
Non, non. — Vous m'avez trop blessé Tout à l'heure.
GIIK«;0|RE.
Mon Dieti! j'étais... j'étais pressé.