‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 81 sur 391 · ACTE V, SCÈNK III. 'JS · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNK III. 'JS

HiCH\RD.

Bah!

LOYS

Grégoire sait tout. —

niCIIVRD.

Est-ce qu'il a parlé ?

Il voulait, — mais nenni , — nous l'avons mis sous clé.

niCHAnu.

Comment? où?

LOYS

Là-dedans, — roulé sur une planche.

Cuistre qui veut jouter!— C'est la deuxième manche. Hier battu. — Ce soir mis sous clé. — J'ai gagné. — Partie à moi. -

RICliAHD.

Ma foi ! je n'ai pas épargné Mon temps, non plus.

LOYS

Le prêtre est prêt , que je suppose.

RICHARD

Le prêtre et tout, Loys,— j'ai prévu toute chose. Et nos bourgeois aidant, j'espère, grâce au bruit...

LOVS.

Enlever d'autant mieux. — 0 la superbe nuit ! A vous la nièce, à moi la tante, au roi la ville ! Uuc nuit, Monseigneur, ù marquer entre mille.

RICHARD

Surtout, pour Milady, prends garde seulement Qu'elle te reconnaisse avant l'enlèvement. Peu m'importe après.

LOYS

Bien.

RICHARD, s'éloigiiant.

Lu nuit se fait fort sombre.

Tant mieux. — La volupté, Seigneur, est sœur de l'ombre. C'est une fleur, enfant des soirs mystérieux. Et la tendre pudeur la nuit remonte aux deux.

RICHARD, le quittant, et sortant par la galerie à droite.

Chacun à notre poste. —

LOYS

A tous deux, bonne chance.

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