ACTE I, SCÈNE Y. o
J'ai quelquefois recours à des moyens ordinaires pour ne pas importuner toujours les génies qui me sont familiers. (^Oaur'ant une bourse^ Voici pour ta peine. 'Ne dépense pas légèrement cet or; c'est un or pliilosopliique ; il porte bonheur. — Tant qu'on le garde dans sa poche^ elle ne ievient jamais vide.
SAINT-JEAN
Bah! alors je veux le bien conserver.
LE COMTE
C'est cela; ménage-t'en toujours deux ou trois pièces; tu verras l'efFet du prodige.
SAINT-JEAN
Avez-vous fait cet or vous-même , M. le comte ?
Je n'en donne jamais d'autre.
SAINT-JEAN
Que vous êtes heureux î
LE COMTE
De faire des heureux.
SAINT-JEAN
Mon corps et mon ame vous sont tout dévoués.
LE COMTE
Tu n'y perdras pas; vas et garde le silence^ afin que nul ne connaisse cette mine précieuse. Dans peu tu auras la place que tu as demandée.
(Le Domcsiiiiiic sort)