NÉRINE, PASQUIN
PASQUIN
Lisette, demeurez. Quelle malignité!
Me laisser là tout seul ! Lisette , en vérité....
NÉRINE le retient.
Approche.
PASQUIN
Attendez donc. (H fuit de l'autre côté du théâtre.)
Suis-je si redoutable?
PASQUIN
Parlez-moi franchement, netes-vous point un diable?
NÉRINE
Oui, sans doute, je suis un diable féminin.
i8G L'INGRAT.
PASQUIN
Peste! vous êtes donc un diable bien malin.
NARINE
Viens, je veux t'embrasser.
PASQUIN
Pour m'étoufTer, peut-être; Madame Lucifer, allez prendre mon maître,
NKRINE.
Ah , ah , ah.
PASQUIN
Vous riez ! Cet esprit est bouffon.
Mais il faut que je sois un insigne poltron. Approchez, s'il vous plaît, que je vous examine. Arrêtez. Bon. Voilà tous les traits de Nérine. Parlez.
NÉRINE
Hé ! le poltron ! deux filles te font peur? Toi, qui m'as si souvent parlé de ta valeur.
PASQUIN
Oh ! c'est elle. Je sens renaître mon courage. Mais pourquoi, s'il vous plaît, ce lugubre équipage?
C'est que la tante est morte, et nous portons le deuil. Grande succession.
PASQUIN
Bon. Au premier coup d'œil Cet accoutrement noir m'a frappé. La surprise De te .voir tout à coup.... Tu ris dé ma sottise : Mais bien d'autres que moi, peut-être, y seroient pris. Pourquoi donc, s'il vous plaît, «tes- vous à Paris?