ACTE III, SCENE VIL i
GKRONTE.
Vous êtes une sotte, on vous l'a dit cent fois; Taisez-vous.
DAKIS.
Ce n'est pas d'aujourd'hui que je vois , Monsieur, que je n'ai pas le bonheur de lui plaire.
LISETTE
Oh! vraiment, désormais je serai moins sincère; Car je ne dirai plus que miUe biens de vous. De ma maîtresse un jour vous deviendrez l'époux, Je dois m'accoutumer à vous flatter d avance , Et joindre mes respects à son obéissance.
AR1STE
Mon frère., vous voyez le fruit de mes avis. Eh bien! a-t-on mal fait de les avoir suivis?
gérohte.
Non ; et j'avoue ici que ma surprise est grande.
ariste.
Ainsi donc Isabelle obtiendra sa demande ?
GÉRONTE
Soit. Nous différerons encore quelque temps, U faut la contenter; mais aussi je prétends Que Cléon dès ce jour apprenne d'Isabelle Combien mes volontés ont de pouvoir sur elle, Qu'elle obtienne de lui de ne le voir jamais, Et que Damis enfin soit aimé désormais.
ARISTE
Je vais trouver Cléon, et mot-même l'instruire....
GéROVTE.
Mais au moins dites-lui tout ce qu'il faut lui dire.
i96 L'INGRAT.
ARISTE
Reposez-vous sur moi.
GÉROICTE.
Je sors pour un instant Ma fille, songez bien....
LISETTE
Eh! vous serez content.