GÉRONTE, DAMIS, PASQUIN
G^RONTE, AD*mû.
Vous venez à propos.
Pasquin me fait icr votre panégyrique.
DAMIS
Je suis heureux d'avoir un si bon domestique.
GÉRONTE
C'est un peintre excellent.
PASQUIN, à part.
Morbleu ! je suis perdu !
DAMIS
le reconnois son zèle, et j'ai tout entendu.
CiAOJTTE.
Vous avez entendu ce qu'il vient de me dire?
DAMIS
Oui : l'en récompenser est ce que je désire. On ne peut trop payer des services pareils.
GÉRONTE
J y veux contribuer au moins de mes conseils.
DAMIS
Eh bien ! ordonnez donc ce qu'il faut que je fasse; J'obéirai.
pasquin.
Messieurs, je vous demande en grâce D'en user sans façon. Je sers sans intérêt, Et vous baise les mains.
aia .L'INGRAT.
DAMIS
Doucement, s'il vous plaît, Traître!
PASQUIN
Je suis pressé, permettez que je sorte.
DAMIS
Scélérat ! vous osez déchirer de la sorte
Un maître qui pour vous eut toujours cent bontés;
Il faut que je me venge.
PASQUIN
Eh! de grâce , arrêtez , Et de Monsieur, au moins, respectez la présence. La bienséance veut....
GÉRONTE
Va, va, je l'en dispense.
PASQUIN
Si vous m'abandonnez, je suis un homme mort.
G1Ê HONTE
Tu le mériterois.
PASQUIN
Je sais bien que j'ai tort; Mais là, considérez que, si je suis coupable, C'est pour avoir voulu vous servir.
GJÉRONTE.
Misérable!
Est-ce donc me servir que vouloir m'abuser?
PASQUIN
D'un semblable dessein pouvez-vous m'accuser?
DAMIS
Quoi ! n'as-tu pas pris soin de chercher et d'instruire Les témoins supposés qu'on doit ici conduire ?