‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 15 sur 357 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LÉ ANDRE, DAMON, LOUVE, en bottes, avee un fouet à le main.

LOLIVJK, àDamoa.

Vous voilà de retour, il est temps que j'arrive. J'ai bien fait du chemin pour regagner Paris.

(àLéandre.)

La Touraine est, Monsieur, un excellent pays; J'ai vu là vos parens, vos amis, votre père, Et rendu vos devoirs à votre belle-mère , Qui vous aime....

DAUOV.

Passons dessus la parenté,

LOL1VE.

Pour un si long trajet me suis-je assez crotté ?

L^AWDRE.

Cesse de badiner, et songe....

LOLIVE.

Laissez faire ; J'en donnerai, Monsieur, à garder au beau-père, Et, comme à s'attendrir par un récit touchant Le bon homme toujours eut beaucoup de penchant, J'en prépare un pour lui, si rempli d'énergie... •

Mais ne va pas tacher quelque» traits de folie : D'extravagants discours ne prennent point les gens ; Géronte , quoique simple, est homme de bon sens.

a4 LE CURIEUX IMPERTINENT.

LOLIVE.

Et Lolive , Monsieur , est-il donc une bête ?

Laissez-moi , s'il vous plaît, n'en faire qu'à ma tête :

Je sais si bien mentir, qu'on croit que je dis vrai,

Et qu'on approuvera votre nouveau délai.

On vient. C'est le bon homme : allez tous deux in attendre,

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