SCÈNE III
LOLIVE, CRISPIN.
LOLIVE.
Bonjour, mon cher Crispin.
CRISPIN
Bonjour , mon cher Lolive.
LOLITE.
Te voilà gros et gras.
c&ispiir.
Tu vois : quoi qu'il m'arrive, Je conserve toujours un embonpoint égal : Chasser le jour, la nuit, à pied comme à cheval, Le fusil sur l'épaule, en carrosse, en litière, Forcer chevreuil, cerf, daim, sanglier, sanglière, Manger froid, boire chaud, dormir couché, debout; Un garçon comme moi s'accommode de tout* Quand on est à la guerre élevé de jeunesse, Toujours dans les hasards, et loin de la mollesse....
LOLIVE.
Oui , la guerre, il est vrai , fait bien les gens. crispin.
Vraiment, C'est de là que me vient mon bon tempérament. Que je haie le séjour et le repos des villes ! On n'y trouve jamais que des gens inutiles; Éloignés des périls qu'il nous faut essuyer, De lire la gazette ils font tout leur métier : Mais noi*s, morbleu ! mais nous , endurcis à la peine....