ACTE IV, SCEnV^L __
NSRINE, auCheralier.
Madame, et vous , Monsieur, vous vous flattez en vain De pouvoir l'engager à vous donner la main ; Elle n'en fera rien , c'est moi qui vous l'assure.
LE CHEVALIER
Il faut donc réformer ce qu'on vient de conclure.
NÉRIVE.
Oui; je vois que l'amour contre vous a conclu.
LE CHEVALIER
As-tu pris ton parti , monsieur l'Irrésolu ?
Oh! très-absolument.
LE CHEVALIER
Quiri est-il , je te prie ?
DORANTE
C'est de ne point souffrir qu'on m'enlève Julie : Quiconque y prétendra , pourra s'en repentir.
LE CHEVALIER
Je veux la consulter, avant de repartir.
(à Julie.)
Lequel aimez-vous mieux? répondez , ma charmante.
JULIE
Mon choix n'est pas douteux.
NARINE
Et ce choix, c'est Dorante; Me démentirez-vous ?
JULIE
Je ne te réponds rien.
NÉRINE
L'entendez-vous , Monsieur?
LE CHEVALIER
Oh ! oui , je l'entends bien; Ce silence discret est un aveu sincère.
(à Julie.)
Si vous ne m'aimez point , je ne vous aime guère. Dorante est mon ami, vous nous charmez tous deux, Sans amour, j'aurois tort daller troubler vos feux.; Et d'ailleurs , votre sœur, vous, ou la bonne femme, Tout m'est bon.