ACTE I, SCENE VIL
LKàNDRE.
J'ai tout Heu de le croire après de tels avis. Jugeant bien qu'on viendrait me chercher à Paris , J'allai trouver Cléon , mon ami dès l'enfance ; Comme avec Richesource il a grande alliance , Et qu'il le voit souvent * nous convînmes d'abord Qu'il m'ofiriroit à lui pour valet. Je plus fort A ce nouveau seigneur , qui bientôt me confie Un fait que j'avois su ; c'est qu'il avoit envie \
D'épouser Marianne , et qu'il cherchoit aussi j
Quelque agent fort adroit pour l'introduire ici*
FRONTIIT.
Fort bien. Vous refusez une charge pareille?
LÉAlfDRE.
Moi? point ; mais avant tout, Front in, je lui conseille De savoir si la belle a le cœur prévenu ; Et pour entrer céans sans être reconnu , Je me charge du soin d'éclaircir le mystère.
FROWTIW.
Gagner la confidente est ce qu'il falloit faire.
L JE AND RE
C'est à quoi j'ai pensé , me faisant un plaisir De m'éclaircir moi-même, et de me découvrir, Si je trouvois encor Marianne fidèle , Pour chercher les moyens de m'unir avec elle.
Avez-vous réussi?
LEANDRE
Trop bien, pouf mon malheur; Et j'apprends qu'un rival m'a dérobé son cœur.
FROHTIN.
Que faire donc ?
LÉA1TDRE.
Je crains que l'on ne nous entende r Sortons ; mais prends ceci.
(Il loi donne m bonne. ) FRONTIK.
Que l'amour vous le rende!
FIN DU PREMIER ACTE