ACTE III, SCElTBaiL ^ 463 A ne point m'engager sans inclination
LISETTE, à Valère.
Mais voyez-la, du moins. Quelle obstination!
LE BARON
Valère , ici.
ISABELLE, ■percevant Valère.
Javotte.
JAVOTTE
Eh bien?
ISABELLE
Quelle aventure !
VALEUR, reconnoissant Isabelle.
Que vois-je?
LISETTE
Us font tous deux une étrange figure ! Comment ! se regarder sans se dire un seul mot !
(à Valère.)
Saluez donc Madame.
LE BARON
Ah ! mon fils n'est qu'un sot.
ISABELLE, au Baron.
Monsieur est votre fils? I
VALiRÊ, a Lisette.
Madame est Isabelle? I
LE BARON, «Isabelle.
Vraiment oui, c'est lui-même.
LISETTE, à Valère.
Eh ! oui , Monsiew, c'est elle.
ISABELLE, a Jarotte.
Je ne puis revenir de mon étonnement.
Je ne sais où j'en suis.
LISETTE
Oh çà, sans compliment, L'extase où je vous vois , qu'est-ce qu'il signifie ? Est-ce inclination, ou bien antipathie?
VALÈRE
Mon cœur est maintenant d'accord avec mes yeux ; Et je serois , Madame , au comble de mes vœux , Si l'hymen....
LISETTE
Àlte-là ; votre réponse est claire.
Allons, Madame, à vous.
ISABELLE
Je dépends de mon frère ; C'est à lui, non à moi , d'ordonner de mon sort.
LISETTE
( au Baron. )
Ah ! voilà qui va bien. 11 faut faire un effort C'est à vous maintenant à vous rendre le maître. Ces deux personnes-ci vous font assez connoître /Qu'elles ont dans le cœur des dispositions A se rendre bientôt à vos intentions.
LE BARON, à Isabelle.
M'y voilà résolu, si vous voulez souscrire....
ISABELLE
Je vous ai dit, Monsieur, ce que je pou vois dire : Je n'ai plqp que mon frère, il dispose de moi. LISETTE, a Valère.
L'affaire est faite, allons, donnez-lui votre foi.