‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 36 sur 357 · JURISTE · texte numérisé non relu

JURISTE

Il est pojir moi dU*n prit inestimable.

CRISPIff.

Et pour Grispia, Nçrine un objet tput aimable. Vous m'aimez donc ?

CRI£*IJÇ.

Tr^s-foçt. Poqr animer nos feux, Entonnons un duo de spupirs amoureux.

(Us soupirant exwepihle.) Ab! cela va fort bien. Mais faisons plus encore; Disons-nous des douceurs.

MARINE

Je t'aime.

carspiK.

Je t'adore.

Un baiser.

5a LE CURIEUX IMPERTINENT.

iréRflTE, lerepouttint.

Des soupirs autant que tu voudras; Mais pour des baisers, non, ne m'en demande pas*

CRISPIN, fièrement.

A ton vainqueur! Je parle, oses-tu t'en défendre? Allons , point de quartier; captive, il fout se rendrç.

NARINE loi donne un soufflet.

Un insolent vainqueur est ainsi respecté*

CRISPIN

Un soufflet sur ma joue! un vainqueur souffleté! Un peu trop loin , morbleu ! la pudeur vous emporte. Traitez-vous quelquefois Lolive de la sorte ?

Non, car Lolive est sage, et d'un sot compliment N'a jamais mérité le juste châtiment :

Mais pour toi, qui m'as pris pour une de ces folles Que Ton surprend avec de bruyantes paroles , Des airs extravagants , des gestes affectés , Ressource et seuls talents de cerveaux démontés, Inventeur d'un jargon qui n'est qu'à leur usage ; Si tu crois m'imposer par leur fade étalage , Tu te trompes bien fort ; compte sur cent soufflets , Si sur un pareil ton tu me parles jamais.

CRISPIN

Parbleu 1 mon ton étoit plus plaisant que le vôtre.

NARINE

Avec vous cependant je n'en prendrai point d'autre. Adieu , mon cher.

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