ACTE III, SCENE IÏI
ITJBfilHS.
BtGrispîn, A l'exemple du maître, est Un fieffé coquin, Qui , si je l'eusse cru....
LOLIVE , à Léandre.
Vous voyez que les drôles Se sont peu fait prier pour commencer leurs rôles.
LÉANDRE
Madame , à ce discours j'ai peine à donner foi , Damon a trop d'égards, trop d'amitié pour moi*
LOLIVB.
Ce qu'on nous dit ici , Monsieur , ne saurok être : le valet est pour moi ce qu'est pour vous le maître.
JULIE
Je ne veu* plus le voir , et je veux qu'aujourd'hui, Léandre , vous rampiez tout commerce avec lui.
LÉAJT0RE.
Ce que vous demandes m'embarrasse et m'étonne.
Quel prétexte à cela voulez-vous que je donne ?
C'est de son amitié , non de sa passion ,
Qoe Damoli vous a fait la déclaration ;
Quand même il bruleroit d'un amour véritable ,
Ce que je sens pour vous le rend bien excusable.
Ne vous alarmez point de ce qu'il vous a dit.
JULIE
Je ne lui veux de mal qu'autant qu'il vous trahit De l'aveu qu'il m'a fait vous n'avez rien à craindre : Vous en êtes content, je cesse de m'en plaindre; Hais cependant le peu de sensibilité Que cause à votre cœur son infidélité,
Me fait connoître en vous un amant bien facile. On aime foiblement quand on est si tranquille.
LÉAHDRE.
L'excès de mon amour....
JULIE
Vous me le prouvez mal , Lorsque dans un ami. je vous montre un rival.
HÉRIlfE.
Elle a grande raison , et je pense de même ;
Si Ton n'est pas jaloux , je ne crois pas qu'on m'aime.