ACTE III, SCENE VIII
c Pour peu qu'elle tardât, je seroîs fort surpris. « Je suis toujours, avec estime, « Votre.... et cœiera, très-intime,
« Lisimon. »
JULIE, à Damon.
Au lieu de tout cela , Léajidre nous fait croire
Que son père est malade , et nous forge une histoire ,
Pour différer la noce , à laquelle il prétend
Que le bon homme veut assister; qu'il l'attend ,
Et que, malgré l'ardeur de son impatience,
Il espère de nous la même déférence.
Dans tous ses procédés, vous voyez qu'il est faux.
NARINE
Le maître et le valet sont deux fieffés maraudç.
JULIE
Tous vous taisez, Damon?
CBISPIN.
Les vilaines manières!
Ma foi , mon maître et moi ne leur ressemblons guères*
JULIE
Hé bien?
damon. ' Vous me voyez moins surpris qu'interdit
JULIE
Sur votre esprit, Damon, si j'ai quelque crédit, l'en exige à présent une preuve sincère. Me refuseriez-vous ?
PiMOÏ.
Parlez, que faut-il faire?
JULIE
Ne point tous obstiner à paraître discret De mon perfide amant vous savez le secret. Pour quelque objet nouveau son âme est attendrie ; Ne me déguisez rien , dites-moi , je vous prie , Tout ce que vous savez de cet attachement Ses délais affectés, son refroidissement , Mettent mon triste cœur dans une incertitude.... Ah , Damon ! tirez-moi de cette inquiétude.