ACTE IV, SCENE VIII
LÉANDRE
le ne le 8aurois croire.
Oh! je t'en convaincra).
Si mon cœur en ceci craint une perfidie » Va , ce n'est point de toi , ce n'est que de Julie. Mais par de vains discours c'est trop te retarder : Parle, au père surtout ; je vais te seconder.
DAlfOff.
Écoute encore un mot
LÉÀffDRE,
Je ne veux rien entendre , Fais ce que je t'ai dit»
DAMON
Je t'avertis, Léandre, Que j'adore Julie.
LÉANDRE
Tu adores ?
DÀÎfON.
Pfeioi, Rien n'est plus véritable.
LÉANDRE
Eh bien ! tant mieux poif r toi ; Par là, tu mets Julie à la plus vive épreuve. Ton amour doit produire une infaillible preuve Que, si l'on te résiste , il n'est aucun effort Qui de tant de maris m'expose au triste sort.
Je crains que mon amour à la fin ne produise....
gi LE CURIEUX IMPERTINENT.
L^ANDKE.
Tu te flattes, mon cher : poursuis ton entreprise; Je suis presque assuré que l'effet qu'elle aura , C'est qu'au parfait bonheur elle me conduira.
DAMON
Elle va te conduire à ta perte infaillible.
LÉÀNDRE.
Bon!
DAMON
Tu te souviendras que j'ai fait mon possible Pour te sauver....
LÉÀNDRE.
C'est trop insister sur ce point.
Si je suis malheureux , je ne m'en plaindrai point