ACTE IV, SCENE X
Puis ils ont, à la fin, conclu tous trois en somme, Que vous étiez, Monsieur, un fort malhonnête homme.
DAMON
Ahl que me dis-tu là!
CRISPIN
Je dis la vérité.
J'ai fort bien entendu , car j'ai bien écouté. Fort douleureusement la modeste Julie Disoit : « Quoi! par Damon me voir ainsi trahie ! « Damon. » Vous voyez bien, Monsieur, que c'était vous. « Crispin est un maraud , qu'il faut rouer de coups , » Reprenoit tendrement l'obligeante Nérine.
« Crispin. » C'est moi; du moins à ce que j'imagine. « Pour éprouver mon cœur, feindre d'être amoureux! » Disoit Julie. « U faut les étrangler tous deux , » Disoit Nérine. Enfin, tous trois de compagnie, Sur Léandre et Lolive ont fait une sortie, . En ont dit plus de mal que de nous deux encor ; Et, comme ils s'apprêtaient à sortir, moi , d'abord J'ai couru pour venir de ceci vous instruire, Et pour voir avec vous ce qu'il faut faire ou dire.
DAMON
Je vais trouver Julie, et je veux lui parler.
CRISPIN
Donnons à leur courroux le temps de s'exhaler. Du premier mouvement, Monsieur, je me défie.
ï>ài*on.
Non! il faut, sans tarder, que je mé justifie. Le hasard la conduit ici fort à propos.
CRISPIN
Défendons le visage, et leur tournons le dos.