‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 204 sur 637 · I.E DUC · texte numérisé non relu

I.E DUC

Que vois-je? Talbot baigné dans son sang!

11 s'avance vers lui, Talbot le regarde d'un œil fixe et meurt.

FALSTOLF

Retirez-vous, duc de Bourgogne; que la vue d'un parjure ne souille pas le dernier regard d'un héros.

DUXOIS.

Terrible et indomptable Talbot, quel petit espace te suffit maintenant ! et le vaste territoire de la France ne pouvait satisfaire ton ardeur irisati.ible! Maintenant, sire, je vous salue comme roi ; tant que ce corps a renfermé une Ame, votre couronne n'était pas assurée sur votre létc. LE EOI, après avoir regardé Talbot pendant un instant.

Il a été vaincu, non par nous, mais par un pouvoir supr/^me : il est gisant sur la terre de France, comme un héros sur son bouclier qu'il n'a pas voulu abandonner. Qu'on l'emporte. {Des soldats obéisssent et emportent le corps.) Que la pai» soit avec sa cendre! un honorable monument lui sera élevé au milieu de la France, et ses restes y trouveront le repos après une carrière et une mort héroïques. Nul ennemi n'a porté plus loin »e» armes ; et le lieu même où sera placée sa sépulture lui servira de glorieuse épitaphc. FALSTOLF, présentant son épée au Roi.

Seigneur, je suis votre prisonnier.

LB ROI lui rend son épée.

^on; la guerre, dans sa rudesse, respecte ce-

pendant les pieux devoirs. Soyez libre pour confire au tombeau les restes de votre général. iVlaintenant, Ducbâtel, hâtez-vous; mon Agnès tremble. Allez terminer ses angoisses; allez lui apprendre que nous vivons, que nous sommes vainqueurs, et amenez-la en triomphe à Reims.

Ducliàtcl sort,

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