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Comment 1 n'cliez-vous pas à celte cérémonie?
RAVISON. i
Les devoirs de ma place m'ont retenu. |
KENT. i
Vous avez perdu, mylord, le plus beau spectacle; il ne pouvait êlre imaginé avec plus de goût, ni exécuté avec plus de dignité. On avait représenté la chaste forteresse delà Ueaulé investie par les Désirs. Mylord maréchal, le grand juge, le sénéchal avecdix autres chevaliers, défendaient la forteresse de la reine, cl les chevaliers français l'nllnquaicnl. D'abord a paru un héraut d'armes, I qui n, par un madrigal, sommé le chûleau de se I rendre; et du haut des muraille.) le chancelier a .
répondu, puis l'artillerie a commencé à tirer : les canons étaient ornés d'une manière charmanie ; on les chargeait avec des essences exquises et embaumées, et ils lançaient des bouquets de fleurs, mais vainement; tous les assauts ont été repoussés, et les Désirs ont été forcés de se retirer.
DAVISOX.
Comte, c'est l'augure d'un mauvais succès pour les prières de mariage de la France.
KENT
Ah! cela n'était qu'un jeu. Et pour parler sérieusement, je crois que la forteresse finira par se rendre.
DAVISON
Le croyez-vous? Je pense que cela n'arrivera jamais.
KENT
Les articles les plus délicats sont déjà réglés et accordés par la France. Monsieur se contente d'exercer son culte dans une chapelle domestique, et il s'engage à honorer publiquement et à protéger la religion du royaume. Que n'avez-vous
MARIE STUAllT
vu la joie du peuple lorsque celte nouvelle a été répandue? Car la crainte de l'Angleterre a toujours été que la reine mourant sans postérité, l'Écossaise lui succédât sur le trône, et que le royaume retombât sous le joug du papisme.
DAVISOX.
On doit bien être délivré de cette crainte : quand la reine marchera à l'autel, l'Écossaise marchera à l'échafaud.
KENT
La reine vient.
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