TEH7.KY
Êtes- vous d'accord?
ILLO
Ce Suédois est sorti d'un air satisfait. Oui, vou» êtes d'accord.
WALLENSTEIN
Ecoutez-moi. Il n'y a encore rien de fait ; et, tout bien balancé, j'aime mieux ne pas agir.
TERZKY
Quoi! Qu'y a-l-il?
WALLENSTEIN
Vivre par la grâce de ces Suédois, de ces arrogans, je ne le puis supporter.
ILLO
Allez-vous donc, comme un fugitif, implorer leurs secours ? Vous leur donnez plus que vous ne recevez d'eux.
WALLENSTEIN
Dois-je imiter ce connétable de Bourbon, qui se vendit aux ennemis de sa nation, qui tourna ses armes contre sa patrie? La malédiction fut sa récompense, et l'horreur des hommes a puni sa conduite dénaturée et criminelle.
ILLO
Votre position est-elle donc la même?
Croyez-moi, tous les hommes honorent la bonne foi à l'égal des liens les plus étroits du sang, et chacun se sent né pour punir ceux qui l'offensent. La haine des sectes, la fureur des partis, les rivalités, la jalousie envenimée se réconcilient; tous ceux qui cherchent réciproquement à se détruire s'apaisent, se réunissent pour poursuivre l'ennemi de l'humanité entière, le monstre féroce qui force l'enceinte respectée a l'abri de laquelle vivent les hommes. Car toute la prudence d'un individu ne saurait le mettre entièrement à l'abri. La nature a placé sur son front l'œil comme une sentinelle; mais en arrière, c'est la pieuse bonne foi qui sen de sauvegarde et de défense.
TERZKY
Ne vous jugez pas plus sévèrement que ne le font vos ennemis, qui vous offrent, pour agir, une main amicale. 11 n'avait pas tant de scrupules ce Charles-Quint, l'oncle et l'aïeul de cette maison impériale : il reçut Bourbon à bras ouverts : c'est le calcul qui gouverne le monde.
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