‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 445 sur 637 · LA KEI\E · texte numérisé non relu

LA KEI\E

Ce n'est pas l'heure encore où il m'est permis d'être mère? cela est triste; cependant n'oubliez pas de m'avcrlir quand l'heure sera venue.

Un page vient , et parle bas & la grande maîtresse , qui s'approche ensuite de la reine.

OLIVARÈS

Madame, le marquis de Posa.

LA HEINE

Posa?

OLIVARÈS

11 arrive de France et des Pays-Bas, et sollicite la faveur de remettre des lettres de la reine mère.

LA REINE

Et cela est il permis?

OLIVARÈS, réfléchissant.

Dans les ordres que j'ai reçus, on n'a point prévu le cas particulier d'un grand d'Espagne qui, revenant d'une cour étrangère, viendrait présenter des lettres à la reine d'Espagne dans ses jardins.

LA REINE

Alors je vais oser cela à mes risques et périls.

OLIVARÈS

Mais Votre Majesté permettra que je me tienne éloignée?

LA REINE

Comme vous le voudrez, duchesse.

La grande maîtresse se retire. La reine fait signe au page, qui sort aussitôt.

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