SCÈNE XVIT
Le Précédent, VERllINA, ROMANO, portant un tableau, SACCO, BOURGOGNINO, CALCAGNO.
l'ous saluent Fiesque.
FIESQUE, allant au-devant d'eux d'un air aisJ. Soyez les bien venus, mes dignes amis; quelle occasion importante vous amène ainsi ensemble chez moi? Et toi aussi, mon cherVerrina? J'aurais peine à te reconnaître, si tu n'étais pas plus souvent présent à ma pensée qu'à ma vue. N'estce pas depuis le dernier bal que je suis privé de voir mon cher Yerrina ?
VERRINA
Ne lui rappelle pas cette date : de cruels chagrins ont depuis pesé sur sa tête blanchie; n'en parlons plus.
FIESQUE
Cela ne suffit pas à l'empressement de mon amitié. Tu m'en diras davantage quand nous serons seuls. [A Bourgognino.) Bonjour, jeune héros; notre connaissance est bien nouvelle en-
core, mais moii ainilié est toute mûrie. Avczvous appris à me mieux juger?
BOURGOO.XINO.
Je suis sur la route.
FIESQUE
Verrina, l'on m'a dit que ce jeune cavalier allait devenir ton gendre : reçois toutes mes félicitations sur ce choix. Je ne lui ai parlé qu'une seule fois, mais je serais fier qu'il fût le mien.
VEHRINA.
Ce jugement me donne de la vanité pour ma nile.
FIESQUE, aux autres.
Sacco, Calcagno, vous faites de bien rares apparitions chez moi. Je deviendrai presque honteux d&mon hospitalité, si les plus nobles citoyens de Gênes ne veulent pas en profiter... Je salue un cinquième hôte, qui m'est étranger à la vérité, mais qui est suffisamment recommandé par ceux dont il est entouré.