Il fait allusion à Salucio, valet d'Otavio
beltran. — Un voleur domestique doit prendre nécessairement ce qui tombe sous sa main. Or, ce valet d'Otavio vit avec toi dans la même maison; tu encourages son amour, Leonor : mon honneur me le dit. Voyons, ne t'aije pas vu, au Prado, t'entretenir avec Salucio?
leonor. — Moi, avec un homme si crasseux?
beltran. — Vous parlez toutes ainsi; mais, j'étais là, et je prends à témoin la fontaine de l'Éventail1; vois s'il est suffisant.
leonor. — Je veux bien, si je l'aime, qu'il ne m'arrive que malheur. Moi! aimer ce souillon, ce rebut de la nature?...
beltran. — Ah! Leonor , c'est un étranger, et tout étranger est charmant : comme il doit s'en aller, on trouve plus de prix au peu qu'il donne.
leonor effrayée. — Ah! Beltran, voilà mon maître et le seigneur Olavio qui arrivent!
beltran. — Sauve-toi vite !
(Elle sort.)