‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 176 sur 633 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

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•Une salle du pala

Enirent d'un càU LE ROI HENRI, GLOSTER cl ADTKES LoBDs; VERNON , BASSET, etc ; de l'autre, TALBOT suivi de quelques-uns de ses Officiers.

TALBOT

Mon gracieux prince, — et vous, honorables pairs , — ayant appris votre arrivée dans ce royaume, j'ai fait trêve un instant à mes travaux guerriers pour venir rendre hommage à mon souverain. Or donc, ce bras qui a remis sous votre autorité cinquante forteresses, douze cités et sept villes fortes, outre cinq cents prisonniers de marque, laisse tomber son glaive aux pieds de votre majesté; et moi, d'un cœur loyal et soumis, je rapporte la gloire de mes conquêtes à Dieu d'abord, puis à mon roi.

LE nOI UENBI.

Mon oncle Gloster, esl-ce là ce lord Talbot qui a si long-temps résidé en France?

GLOSTEB.

C'est lui-même, sire.

LE nOI HENRI.

Soyez le bien venu, brave capitaine, victorieux seigneur. Quand j'étais jeune, et je ne suis pas vieux encore, je me rappelle avoir entendu dire à mon père, que jamais champion plus brave ne mania l'épée. Nous connaissions depuis longtemps votre loyauté, vos lidèles services et vos travaux guerriers; et cependant vous n'avez jamais reçu de nous la moindre récompense, pas même un remerciement ver h al, parce que no us vous voyons aujourd'hui pour la première fois : donc relevez-vous; en retour de vos bons services, nous vous créons ici comte de Shrewsbury; vous prendrez rang en cette qualité à notre couronnemeni.

Tous sorlcnt, â l'exception de Vernon et Basset.

VERNON

Un mot, monsieur, vous qui, sur mer, faisiez le fanfaron, et vous moquiez de ces couleurs que jo porte eu l'honneur de mou noble lord d'York. — oserez-vous maintenir ces propos que vous avez tenus î

BASSET

Oui, monsieur, si vous maintenez vous-même

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l'insultant langage que vous avez tenu sur le compte de mon noble lord, le duc de Somerset.

VERMON

Ton lord, je l'estime ce qu'il est.

BASSET

Et qu'est-il, s'il vous plaît? il vaut bien York.

YEKKOK.

Non, il ne le vaut pas, entends-tu î En preuve, reçois cela.

Il le frappe.

riN DU TBOISIÈME ACTE

BASSET

Misérable , t« sais qu'il nous est défendu de tirer l'épée sous peine de mort; autrement, le plus pur de ton sang m'aurait payé cet outrage. Mais je vais trouver le roi et lui demander de m'autoriser à tirer vengeance de cet affront; alors je te joindrai, et il t'en coûtera cher.

VEIIKON.

Bien, mécréant, je serai auprès du roi aussitôt que toi, et ensuite je te joindrai plus tôt que tu ne le voudras.

Ils sortent.

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