I »NAVETTE
Allons, continuez.
LECOING.
l'iobin Meurt-de-Faim, le tailleur.
SIEURT-DE-FAIM.
Me voici, Pierre Lecoing.
LECOING.
Robin Meurt-de-Faim, vous ferez la mère de Thisbé. — Thomas Mufle, le chaudronnier.
HUFLE.
Me voici, Pierre Lecoing.
• Ces vers faisaient sans .loule partie de quelque lirad» ampoulée, dans im drame de l'épo(|UC {riotc du liaduc^
AIAGASIN TFIF;\TRAL F.TT?AA'GEP.
tîCOISC.
Vous, le père JePyrame; moi, le père deTliisbé. — Vilbrcquiu, le meuuisier, vous ferez le liou : — voiU, j'espère, des rôles bien distribués.
VILBBEQDin.
lAle du lion est-il écrit? S'il est écrit, je vous pris de me le donner, car j'ai la mémoire lente.
LECOING.
■Vous pourrez improviser; tout le rôle consiste i rugir.
LANAVETTE.
Laissez-inoi jouer le lion aussi ; je vous promets de rugir de façon que ce sera plaisir de m'enlendre; je rugirai de manière à faire dire au duc : « Qu'il rugisse encore, qu'il rugisse encore! •>
LECOmC
Si vous rugissez d'une manière trop effrayante, vous ferez peur à la duchesse et à ses dames, au point de leur faire jeter des cris; et c'en serait assez pour nous faire tous pendre.
TOCS.
Il n'en faudrait pas plus pour nous faire pendre tous tant que nous sommes.
LASAVtTTE.
Je conçois, mes amis, que si nous épouvantons les dames, elles seraient assez peu raisonnables pour nous faire pendre; mais je grossirai ma voîn de manière à rendre mes rugissemens aussi doux que les loucoulemeos d'une jeune colombe; je I ugirai comme le rossignol cbante.