‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 414 sur 633 · TROISIEME ROMAIN · texte numérisé non relu

TROISIEME ROMAIN

Imbécile que j'étaii! je prenais ceci pour de l'argeot.

On conlinue à entendre dans le loinUin le bruit du combal.

Arrivent MARCIUS et TITUS LARTIUS, précèdes d'os Trompette.

■ARCIDS.

Voyez ces pillards qui estiment leur temps à la valeur d'une drachme rognée I Des coussins, des cuillères d'étain, de vieux fers, des vétemensque le bourreau enterrerait avec ceux qui les ont portés ; voilà le butin dont ces misérables font proision avant que le combat soit terminé. A bas ces vils coquins! Mai* écoulez ce bruit; il vient de l'armée de notre général; c'est là qu'est l'objet de ma haine, Aufidius, immolant nos Romains. Vaillant Titus, prenez un nombre de soldats suffisant pour garder la ville, pendant que moi, avec :eux qui ont du cœur, je vais voler au secours Je Cominius.

tARTIDS.

Seigneur, votre sang coule; vous avez fait des îfforts trop ïiolens pour pouvoir entreprendre un ■econd combat.

MARcms.

Point de louanges, seigneur; c'est à peine si •ciercice que j'ai fait m'a mis en haleine. Adieu ; e sang que je perds me soulage au lieu dem'afiiiblir. C'est dans cet état que je veux paraître levant Aufidius et le combattre.

LARTIDS.

Que la Fortune, la charmante déesse, devienne imoureuse de toi, et que ses charmes puissans létuurnent le glaive de tes ennemisl Intrépide ;uerrier, que la prospérité soit ton pagel MABcius, lui tendant la main.

le ne suis pas moins ton ami que ceux qu'elle ilace au plus haut rang. Adieu.

LARTIUS.

Adieu, brave Marcius.

Marcids s'éloigne.

LARTIUS, continuant, au Trompette.

Appelle sur la place publique, au son de la trompette, tous les fonctionnaires de la ville c'est là que nous leur ferons connaître nos intentions. Pars.

Ils s'éloignent.

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