‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 456 sur 633 · PORTI.V · texte numérisé non relu

PORTI.V

Quelle heure est-il ?

LE DEVIN

Environ neuf heures, madame.

PORTIA

César esl-il en marche pour le Capitolc ?

LE DEVIN

Pas encore, madame. Je viens prendre ma place pour le voir passer.

PORTIA

Tu as sans doute quelque grâce à demander à César ; n'est-ce pas 7

LE DEVIN

Effectivement , madame : si, dans l'intérêt de César, il plait à César de m'enlendre, j'appellerai sur lui-même sa sollicitude.

PORTIA

Quoi donc 7 est-il à ta connaissance qu'il soit menacé de quelque péril?

LE DEVIN

Aucun que je sache, beaucoup que j'appréhende. Je prends congé de vous. Ici la rue est étroite ; la foule des sénateurs, des préteurs, des solliciteurs qui se pressent sur les pas de César, étoufferait un faible vieillard; je vais gagner un lieu plus dégagé, et là parler au grand César au moment de son passage.

Il s'eloione.

Il faut que je rentre. — Hélas! combien le cœur d'une femme est faible 1 0 Brulusl que le ciel te seconde dans ton entreprise! — {A part.) Assurément, Lucius m'a entendue. — {Haut.) Brulus a une requête à présenter , César ne l'accueillera pas. — Oh I je me sens défaillir. — Cours , Lucius, et rappelle-moi au souvenir de mon époux; dis-lui que je suis gaie; et reviens vite nie rapporter ce qu'il t'aura dit.

Approche, îi.ori ami : Jj quel côté viens-lu7

Lucius «'(!(oi(7ne; Poutia rentre ckez elle.

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