‹ Œuvres du Comte de Lacépède: comprenant l'histoire naturelle des ..., Volume 2Chapitre 195 sur 658 · LE G0B1ÈS0CE TESTAR · texte numérisé non relu

LE G0B1ÈS0CE TESTAR

C'est à Plumier que l'on devra la figure de ce poisson encore inconnu des naturalistes, et que nous avons regardé comme devant appartenir à un genre nouveau. Celle que nous avons fait graver, et que nous publions dans cet ouvrage, a été copiée d'après un dessin de ce célèbre voyageur. Le tesiar habite l'eau douce : on l'a observé

dans les fleuves de l'Amérique méridionale. Le nom vulgaire de testar , qui lui a été donné , suivant Plumier, par ceux qui l'ont vu dans les rivières du Nouveau-Monde, indique les dimensions de sa léte . qui est très-grosse , et pl^s large que le corps; elle est d'ailleurs arrondie par devant . et un peu déprimée dans sa partie supérieure. Les yeux sont Irés-rapprochés l'un de l'autre ; les lèvres doubles et extensibles. On aper-

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çoitune légère concavité sur la nuque, et l'on remarque sur le dos uu enfoncement semblable; le ventre est très-saillant, trèsgros , distingué , par sa proéminence , du dessous de fa queue. 1J n'v a qu'une nageoire dorsale; et celle nageoire, qui est tiés-courte , est placée au-dessus de l'extrémité delà queue, fort prés de la caudale. Kous verrous uue conformation très -analogue dans Jes ésoces; et comme d'ailleurs le testai* a beaucoup de rapports a\ec les gobios , nous avoua cru devoir foi-mer sa dénomination générique de la réunion du nom de gobie . a^ec celui (Vésoce, et nous l'avons appelé gvbiésoce testar.

La nageoiie de l'anus, plus voisine encore que la do i saie, de celle de la queue, est cependant située en très - grande partie

au-dessous de cetfe même dorsfJe : U raudalp est donc tiés-prés de la dorsale et de la na£*oire «Je 4'aou*; elle est, de plus , très étendue et fort arrondie '.

La couleur générale de l'animal est d'un roux olus foncé sur Je dos que sur la partie inférieure du poisson , et sur lequel on ne dislingue ni raies, ni bandes, ni taches proprement di'es. Au milieu de ce f nd près* que doré, au moins sur certains individus, les yeux , dont l'iris est d'un beau bleu , paroissent comme deux saphiis.

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