A la nageoire dorsale du pélagique 40 rayons
a chacune des pectorales. . 19 a chacune des ihoracines. . . 5 a celle de l'anus. . . . . 22 a celle de la queue, qui est trèsfourchu*. . ... i * 20
LE CARANXOMORE PLU- MÉRIEN.
Parmi les peintures sur vélin du Muséum d'Histoire Naturelle , se trou?e l'image de ce poisson, dont on doit le dessin au voyageur Plumier. Ce caranxomore parvient à une grandeur considérable , et n'est couvert que d'écaillés très-petites. La nageoire dorsale ne commence que vers le milieu de la longueur totale de l'animal ; elle ressemble presque en tout à celle de l'anus , au-dessus de laquelle elle est située. La nuque présente un enfoncement qui rend le crâne convexe; la ligne latérale est courbe et rude ; trois lames composent chaque opercule ; les mâchoires sont aussi avancées l'une que l'autre; le dessus du poisson est bleu, et le dessous d'un blanc argenté et mêlé de rougeâtre.
SOIXÀNTE-CINQOlÈME GENRE.
LES CJESIO.
Une seule nageoire aortale; point' de petites nageoires au-dessus ni au-dessous de la queue: les côtés de la queue relevés longitudinalemcnt en carène, ou une petite na» geoire composée de deux aiguillons et d'une membrane au-devant de ta nageoire de Panas, ou ta nageoire dorsale très-prolongée ver» celle de la queue; la lèvre supérieure trés-extensiblè ; point d'aiguillons isolés au-devant de ta nageoire du dos.
BPiCB.
LLlCMlOAIUROR.
CABÀCTÈRES.
f L'opercule branchial re« i couvert d'écaillé» sem- [ blables à celles do dos , I et placées les unes auv dessus des autres.
ESPÈCE, La cjbsio 90v-
CARACTERES
rUne fossette calleuse «t | une bosse osseuse au-de« Tant des nageoires tho- ^ racines.
LE CiESIO AZUROR.
Casio est le nom générique donné par Commerson au poisson que nous désignons par la dénomination spécifique d'azur or, laquelle annonce l'éclat de l'or et de l'azur dont il est revêtu. Le naturaliste voyageur a tiré ce nom de cœsio, de la couleur bleuâtre, en latin, cœsius, de l'animal qu'il a voit sous ses yeux. En reconnoissant les grands rapports qui lient les cœsio avec les scombres, il a cru cependant devoir les en séparer; et c'est en adoptant son opinion que nous avons établi le genre particulier dont nous nous occupons ; que nous avons cherché à circonscrire dans des limites précises , et auquel nous avons cru devoir rapporter non-seulement lii cœsio azuror décrit par Commerson, mais encore le poulain placé par Forskael , et d'après lui par Bonna terre , au milieu des scombres , et inscrit par Gmelin parmi les centrogastères.
L'azuror est très- beau. Le dessus de ce poisson est d'un bleu céleste des plus agréables à la vue, et qui, s'étendant sur les côtés de l'animal, y encadre, pour ainsi dire, une bande longitudinale d'un jaune doré qui régne au-dessus de la ligne latérale, suit sa courbure , et en parcourt toute l'étendue. La partie inférieure du cœsio est (Pan blanc brillant et argenté.
Une tache d'an noir très-par est placée à
la base de chaque nageoire pectorale , qui la cache en partie , mais en laisse parottre une portion, laquelle présente la forme que l'on désigne par le nom de chevron brisé.
La nageoire de la queue est brune, et bordée dans presque toute sa circonférence d'un rouge élégant. L'anale est peinte de la même nuance que cette bordure. On retrouve la même teinte au milieu d'un brun des pectorales ; la dorsale est brune, et les thoracines sont blanchâtres.
L'or, l'argent, le rouge, le bleu céleste» le noir, sont donc répandus avec variété et magnificence sur le cœsio que nous considérons ; et des nuances brunes sont distribuées au milieu de ces couleurs brillantes, comme pour les faire ressortir, et terminer l'effet du tableau par des ombres.
Cette parure frappe d'autant plus les yeux de l'observateur, qu'elle est réunie avec un volume un peu considérable, l'azuror étant à peu prés de la grandeur du maquereau, avec lequel il a d'ailleurs plusieurs rapports.
Au reste , n'oublions pas de remarquer que cet éclat et cette diversité de couleurs que nous admirons en tâchant de les peindre appartiennent à un poisson qui vit dans l'archipel des Grandes- In des, particulièrement dans le voisinage des Moluques, et par con* séquent dans ces contrées où une heureuse combinaison de la lumière , de la chaleur. de l'air, et des autres élémens de la coloration, donne aux perroquets, aux oiseaux
LE C/ESIO AZUROR.
atopatadia, «us quadrupèdes ov ipares, aux serpens, aux fleurs des grands arbres, et à celles des humbles végétaux , l'or resplendissant du soleil des tropiques , et les tons animés des sept couleuis de Tare céleste.
L'azuror brilloit parmi les poissons que les naturels des Moluques apportoient an ▼aisseau de Gommerson ; et le goût de sa chair étoit agréable.
Le museau de ce oattio est pointu ; k lèvre supérieure très-extensible ; la mâchoire inférieure plus avancée que celle de dessus, lorsque la bouche est ouverte ; chaque mâchoire garnie de dents si petites, 1 lue le tact seul les fait distinguer ; 1a Unique très petite, cartilagineuse, lisse et peu mobile ; le palais aussi lisse que la langue ; i l'œil ovaje et très-grand ; chaque opercule composé de deux lames, recouvert de pe- Btes écailles, excepté sur ses bords, et comme ciselé par des rayons ou lignes convergentes; la lame postérieure de cet opercule conformée en triangle ; cet opercule branchial placé au-dessus du rudiment d'une cinquième branchie; la concavité des es osseux qui soutiennent les branchies, entée comme un peigne ; la nageoire Oi scile très-longue ; et celle de la queue profondément éebancrée 1.
LE CiESIO POULAIN.
Ge poisson a une conformation peu commune.
Sa tête est relevée par deux petites saillies allongées qui convergent et se réunissent sur le front; un ou deux aiguillons tournés vers la queue sont placés au dessus de chaque œil ; les dents sont menues,
i. A 'là membrane branchiale 7 rayons.
à la nageoire du dos 9 rayons aiguillonnes et 1& i ayons articulés, . • fc chacune de* pectorales 24 rayons. a chacune des Iboracines 6 rayons.
a celle de l'anus 2 rayons aiguillonnés at 13
rayons articulés, a Cefle de la queue 17 rayons.
flexibles, et, pour ainsi dire, capillaires on cétacèet ; l'opercule est comme collé à la membrane branchiale ; op voit une dentelure à la pièce antérieure de ce même opercule; une membrane lancéolée est attachée i la partie supérieure de chaque nageoire tboracine ; la dorsale et la nageoire d l'anus s'étendent jusqu'à celle de la queue, qui est divisée et présente deux lobes dis tincts; et, enfin, au-devant des hagéoircj thoracines , paroit une sorte de bosse ou de tubercule osseux , aigu, et suivi d'une petite cavité linéaire, et également osseuse Ou calleuse. Ces deux callosités réunies, cette éminence et cet enfoncement, ont été comparés à une selle de cheval ; on a cru qu'ils en rappeloient vaguement la forme ; et voilà d'où viennent leVftftns de petit cheval y de petite jument, de poulain et de pouline, donnés au poisson que nous examinons1.
Au reste , ce ecesio est revêtu d'écaillés très-petites , mais brillantes de l'éclat de l'argent, 11 parvient à la longueur de deux décimètres. Forskael l'a vu dans la mer d'Arabie, où il a observé aussi cfau très poissons presque entièrement sfinblables au poulain, qui n'en différent d'une manière très-sensible que par un Ou deux rayons de moins aux nageoires dorsales, pectorales et caudales, ainsi que par la Couleur glauque et la bordure jaune de ces mêmes nageoires, des thoracines', et de celles de l'anus, et que nous considérerons, quant à présent, et de même que les naturalistes Gmelin et Bonnaterre, comme une simple variété de l'espèce que nous venons de décrire.