‹ Œuvres du Comte de Lacépède: comprenant l'histoire naturelle des ..., Volume 2Chapitre 292 sur 658 · LA SCORPÈNE HORRIBLE · texte numérisé non relu

LA SCORPÈNE HORRIBLE

On djroit nue c'est dans les formes trèscomposées, singulières, bizarres en apparence, monstrueuses, horribles, et, pour ainsi Are, menaçantes, de, 1* plu par* des

orpènes que les poètes, les rpmanqers, mythologues et fes peintres pnt cherché

s modèles des êtres fantastiques, des larges, des ombres évoquas ej des cjémons, dont ils ont efavirondi leurs sa£es enèban! teurs, leurs magiciens redoutables et leurs sorciers ridicules? ce n'est même qu'atec «ne sorte de peine que l'imagination perdît être parvenue à surpasser ces medèle*, à placer ses productions mensongères audessus de ets réalités, et a s'étonner encore Plus des résultats de ses jeu* que des cornbmaisons par lesquelles la Nature a donné naissance au genre que nous examinons.

Mais si, en façonnantes scorpénes, la Nature a donné un exemple remarquable de I infinie variété que ses ouvrages peuven* prMMer, elle a montré d'une mabière bien plus frappante combien sa manière de procéder est toujours supérieure à cefle de l art ; elle a imprimé o"upe ma ai ère éclatante sur ces scorpénes , comme sur tant d autres produits de sa puissance créatrice, le sceau q^saprééminepce sur l'intelligence humaine ; et cetfe considération n'est-elle pas d une Jiauje importance pour le philosophe ? Le génie de l'Jiomme rapproche ou sépare, réunit pu divise, anéantit, pour ainsi dire, ou rpproduit tout ce qu'il conçut ; mais de quelque manière qu'il place a côté les uns des autres ces êtres qu'il iranspoj je 9 son gré, il ne peut pas les lier complètement par cette série infinie dé nuances insensibles, analogues et interraédraires, qui ne dépendent que de la Nature; le grand art des transitions appartient par excellence à cette Nature féconde et merveilleuse. Lors même qu'elle associe les formes que la première vue eonsidéré comme les plus disparates, soit qu'elle en revête ees monstruosités passagères auxquelles elle refuse le droit de se reproduire, soit qu'elle les applique à des sujets constats qui se multiplient et se perpétuent sans manifester de changement sensible, elle les coordonne, les groupe et les modifie d une telle manière, qu'elles montrent facilement à une attention un peu soutenue nne sorte d'air général de famille, et que a habiles dégradations ne laissent que des

rapports |u| s'at|iretiti à h place de nombreuses ai&eoavenances qui se r e housse roi en t.

La scorpène horrible offre une preuve de cette manière d'opérer,'qui est un des grands secrets de la Nature. On s'en convaincra aisément, en examinant la description et la figure de cet animal remafqua-

Sa tête est très-grande et trés-inég-ale

dans sa surface .

sinus, relevée en

protubérances tréi

guillons, elle est

les côtés, de tubei

peu arrondies, et <

très inégales en gi

grands en fon cerne

séparés , par une <

deux creux inégao

placés au-dessous 1

sont très-petits , ei

proéminence très-i

die par le haut ; sm

autres protubérant

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