UejnçYi$wt en grec, signifie pectoral, pUtlron
caudale, qui est en croissant; et on ne compte auprès de chaque nageoire pectorale que deux rayons articulés et libres ; ce qui donne au malarmat un rapport de pins avec la trigle cavillone i.
Presque tout l'animal est d'un rouge pâle, comme plusieurs trigles ; les thoraeines sont grises, et les pectorales noirâtres.
Le malarmat habite non-seulement dans la mer Méditerranée, mais encore dans celle qui baigne les Moluques. Il ne parvient guère qu'à la longueur de six ou sept décimètres. Et l'on doit croire que si le poisson* nommé cornuta par Pline est le malarmat, il faut lire dans cet auteur, et avec Itondelet, que les cornes ou appendices du museau de cet osseux ont un demipied (eornua semipedalia), et non pas un pied et demi (sesquipedalia). Nous devons même ajouter qu'il y auroit encore de . l'exagération dans cette évaluation des appendices du malarmat, et que des cornes de deux décimètres de longueur supposeroient, dans les dimensions générales de ce poisson, une grandeur bien au dessus de la réalité..
Le péristédion que nous décrivons se nourrit de mollusques, de vers marins et de plantes marines. Il se tient souvent au fond de la mer ; et quoique sa chair soit dure et maigre, on le pêche dans beaucoup d'endroits pendant toute l'année, particulièrement pendant le printemps. On le prend communément avec des filets. 11 nage avec beaucoup de rapidité ; et comme il est trés-vif dans ses iribuvemens, il brise fréquemment ses appendices contre les rochers ou d'autres corps durs.
La vessie natatoire est grande ; ce qui ajoute à la facilité avec laquelle le malarmat peut se soutenir dans l'eau, malgré la pesanteur de sa cuirasse. Le pylore est entouré de six petits cœcums.