‹ Œuvres du Comte de Lacépède: comprenant l'histoire naturelle des ..., Volume 2Chapitre 426 sur 658 · LE LABRE NOIR · texte numérisé non relu

LE LABRE NOIR

LE LABRE ARGENTÉ, LE LABRE NÉ- BULEUX , LE LABRE GRISATRE , LE LABRE ARMÉ, LE LABRE CUA- PELET, LE LABRE LONG-MUSEAU, LE LABRE THUNBERG , LE LABRE GRISON ET LE LABRE CROISSANT.

On peut remarquer aisément que l'extrémité de chaque mâchoire du labre est dépourvue de dents, e£ que son gosier est garni d'un très-grand nombre de dents petites et effilées. Dans l'argenté, les dents sont d'autant plus grandes qu'elles sont plus éloignées du bout du museau; sii grandes dents arment la mâchoire supérieure du chapelet ; et les mâchoires du thunberg en présentent chacune quatre plus grandes que les autres. La ligne latérale dd croissant n'est courbe que jusqu'à la fin de la nageoire du dos. L'armé montre un aiguillon presque horizontal, tourné en avant, et situé entre la tête et la dorsale , ce qui lui donne un rapport assez grand avec les

15 rayons à chacune des nageoires pecto-

rales de L'unimaculé.

1 rayon aiguillonné el 5 rayons articulés

h chacune des thoracines.

3 rayons aiguillonnés et 0 rayons articulés

a l'anale.

17 rayons a la caudale.

7 rayons a -la membrane brandi iale du bohar. - .16 rayons k chacune des pectorales.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chacune des thoracines.

3 rayons aiguillonnés et 9 rayons articulés

à l'anale.

17 rayons à la caudale..

6 rayons à la membrane branchiale du bossu.

10 rayons aiguillconnés et 5 rayons articulés à la nageoire du dos.

16 rayons à chacune des pectorales.

1 rayon aiguillonné el 5 rayons articulés

h chacune des thoracines.

3 rayons aiguillonnés et 9 rayons articulé* à l'anale.

17 ravons à la caudale.

LE LABBB NOIR.

csBsfowres, dont il diffère néanmoins par plusieurs traits, et arec lesquels il seroit impossible de le confondre, par cela seul que les cœsiomores ont au moins deux piquans entre la dorsale et le derrière de la tête*.

genté sont brunâtres et bordées d'argent, et qu'une bandelette bleue parott an-dessous de chaque œil de ce poisson ; que le nébuleux offre des taches nuageuses bleues et jaunâtres, et quelquefois des raies Iongitudinalesinégales en largeur, et de diver-

An reste, complétons ce que nous avons ses nuances de rouge ou de violet ; que le

vi— —««#*«« ..i..-™™.- -„ ., grisâtre est d'un gris tirant sur le vert, avec

des raies longitudinales jaunes, et on liseré blanc autour des pectorales ; que la dorsale et l'anale de l'armé sont blanches et bordées de noir, pendant que sa caudale est brune et liserée de blanc ; que l'on peut compter sur chaque côté du long-museau quatre ou cinq petites raies longitudinales, et trois ou quatre séries de taches 1respetites et éloignées Tune de l'autre; et enfin, qu'une couleur brune, ainsi qu'une bordure blanche, distinguent les écailles du tbunberg.

De ces dix labres, il en est deux, \e chapelet et le long-museau, qui ne sont pas encore connus des naturalistes, et dont nous avons fait graver la figure d'après des dessins de Commerson. On les trouve dans le grand golfe de l'Inde et dans les mers voisines de ce golfe. C'est aussi dans ces mêmes mers, et particulièrement dans celle d'Arabie, qu'habitent le noir, l'argenté, le nébuleux, le grisâtre et l'armé; les eaux salées qui mugissent si souvent autour des rivages orageux du Japon, nourrissent le fhunberg, auquel nous avons cru devoir, par reconnoissance, donner le nom de l'habile voyageur qui l'a observé et décrit ; le grison vit dans l'Amérique septentrionale ; et le croissant préfère les eaux de l'Amérique méridionale, ainsi que celles des Grandes-Indes.

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