‹ Œuvres du Comte de Lacépède: comprenant l'histoire naturelle des ..., Volume 2Chapitre 564 sur 658 · LE SPARE RAYÉ · texte numérisé non relu

LE SPARE RAYÉ

LE SPARE ANCRE , LE SPARE TROM- PEUR, LE SPARE PORGY, LE SPARE ZANTDRE ET LE SPARE DETTE 2.

Les eaux du Japon nourrissent . suivant Bloch , le spare rayé. Chaque narine de ce

spare queue-rouge.

1 rayon aiguillonné el 5 rayons articulés a, chaque thoracine.

20 rayons a la nageoire de la queue.

14 rayons a chaque nageoire pectorale du spare queue-d'or.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés

à chaque thoracine.

19 rayons à la caudale.

6 rayous a la membrane branchiale du cuniug.

18 rayons à chaque nageoire pectorale.

1 rayon aiguillonné et5 rayons articulés à chaque thoracine.

19 rayons à la nageoire de la queue.

12 rayons à chaque nageoire pectorale du galonné. .

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés a chaque thoracine.

16 rayons à la caudale.

6 rayons à la membrane branchiale du spare brème.

15 rayons à chaque nageoire pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés a chaque ihoraoine.

10 nyonsà la nageoire de la queue.

6 rayons à la membrane branchiale du

spare gros-œil.

15 rayons à chaque nageoire pectorale.

1 rayon aiguillonné cl 5 rayons articulés à chaque tlioracino.

20 rayons â la caudale.

2* Dentale, dans quelques départemens de

spare n'a qu'an orifice. Les mâchoires tout à peu prés aussi avancées Tune que l'autre» Le devant de chacune de ces mâchoires présente des dents plus longues que celles des côté». Les trois raies larges et bleues que Ton voit régner sur le corps et la queue de l'animal sont relevées par l'éclat des écailles, qui sont dorées sur la partie supérieure du poisson , et argentées sur l'inférieure. Les nageoires pectorales et les thoracines montrent des nuances roogeàtres : les autres nageoires sont fanées de bleu et de jaune.

Le nom d'ancre, donné par Bloch au second des spares décrits dans cet article vient de la forme de plusieurs dents de la mâchoire inférieure de cet osseux, lesquelles sont, courbées en deux sens. La tète de ce poisson est grande et comprimée.

Une dent plus grande que les voisines, et tournée en avant, te montre à la mâcboiie supérieure, auprès de l'angle des deux ma choires. On ne voit qu'un orifice pour, chaque narine. Les écailles sont grandes et lisses. Des teintes rougeâtres paroissent sur la tète et sur les nageoires, excepté sur la dorsale, qui est bleuâtre et tachetée de brun.

Le spare trompeur est très-remarquable par sa forme , ainsi que par les habitudes qui en découlent, et qui lui ont fait donner le nom qu'il porte. Son museau , trés-allongé , semblable à un tube , et terminé par la petite ouverture de sa bouche , lui sert d'instrument de projection , pour lancer en petites gouttes Peau qu'il introduit dans le fond de sa gueule par les orifices dès branchies. C'est avec ces petits projectiles fluides qu'il attaque les insectes qui voltigent au-dessus de la surface de la mer, dans l'endroit où il se tient en embuscade ; qu'il les tue, ou les étourdit, ou les mouille, et les met toujours hors d'état de s'en\oler et d'échapper à sa poursuite. 11 est luimême très-recherché dans les Grandes Indes , qu'il habite ; et sa proie est vengée par les pêcheurs de ces belles contrées , où l'on aime beaucoup à se nourrir de ce poisson. Sa chair est, en effet, très agréable au goût : mais son volume est peu considérable ; il ne parvient ordinairement qu'à

France ; dentitlae, marmo, dans quelques départemens méridionaux de France; dentiee, dans la Ligurie et en Sardaigne ; dentici, a Malte; den» teU$ dans plusieurs partie de l'Italie ; *yn*grida, par les Grecs modernes ; zakn brachsem, ou zakn, brassem, en Allemagne ; taon braa*emt en Hol« lande ; na-rough, en Angleterre.

W itâll RAYÉ.

Ulm*m*rèêiHkéàÊtn*m< Des deux lignes latérales qu'il présente, 1* supé- Heurt suit, à peu prés la oourburt du dos; l'inférieure es! droite. Les écail es sont fraudes et bordées de t erdatre ; let nageoires Jaunes; et la dorsale et l'anale ornées de bandelettes ferles.

La couleur générale du porgy est bleuâtre ; son séjour, la Caroline. Catesby et Garden l'ont fait eonnottre.

l,e santure . que Ton trouve dans les mers voisines de la Caroline et de la Jamaïque , a de très grands rapporta avec le fergy.

Le denté en a d'assez remarquables avec le burta ; et de plus, pour éviter toute équivoque, il est bon d'observer qu'il parott que ee spare n'a pas reçu des anciens naturalistes grecs le même nom a tout Age. Dans sa jeunesse , il a été nommé par eux tynagri* , et dans un âge plus avancé , *ynodon. Mais il ne faut pas le confondre avec le spare auquel nous avons conservé la dénomination de synagre , d'après Linné, Daubenton, Honna terre, etc. , et qui a été vu par Catesby dans les eaux de la Caroline ; ni avec celui que nous nommons, ainsi que Bloch , cynodon ou dent de chien.

Au reste , le denté a la tête comprimée ; les deux mâchoires également avancées, et garnies chacune d'une rangée de dents pointues et recourbées ; la langue et le palais lisses ; l'ouverture de chaque narine double; la tête variée de doré, d'argenté et de vert ; des points bleus plus ou moins apparens sur les côtés ; la nageoire dorsale et la caudale jaunes à leur base, et bleues à leur extrémité; les pectorales rougeâtres; les thoracines et l'anale d'un jaune foncé; quatre cœcums auprès du pylore ; et la vessie natatoire divisée çn deux portions 4.

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