ET LE GYMNOTE LONG-MU8EAU
Nous croyors pouvoir réunir dans cet article la description de trois poissons qui, indépendamment des caraetéi es communs à tous les gymnotes, et par lesquels ils se rapprochent l'un de l'autre, sont encore liés par un trait particulier, distinctif du se- cond sous-genre des osseux dont nous nous occupons; et qui Consiste dans la prolongation de la mâchoire supérieure , plus avancée que celle de dessous.
Le carape, le premier de ce» trois gymnotes , dont on dit que la chair est presque toujours agréable au goût , habite dans les eaux douces de l'Amérique méridionale, et particulièrement dans celles du Brésil. Sa nageoire de l'anus ne s'étend pas tout-àfait jusqu'à l'extrémité de la queue , qui se termine par un filament délié. Sa couleur générale est brune; son -dos est noirâtre, tacheté de brun *.
Le fierasfer a été décrit pour la première fois par Brunnich , dans son Histoire des poissons des environs de Marseille. Il est blanchâtre , avec des taches rougeâtres et brunes, qui font paroître son dos comme nuageux ; le bleuâtre régne sur sa partie inférieure. La nageoire de l'anus ne s'étend pas jusqu'au bout de la queue. On voit sur le dos une saillie qui n'est pas une nageoire, mais que l'on peut considérer, en quelque sorte , comme un rudiment de cet organe, comme une indication de l'existence de cette partie dans un si giand nombre de poissons, et qui rapproche le genre des gymnotes de piesque toutes les autres familles de ces animaux. Au reste, il est à remarquer que le seul gymnote qui ne vit pas dans les eaux de l'Amérique méridionale, et qu*on trouve dans celles de la mer Méditerranée, est aussi le seul qui présente sur sa partie supérieure une sorte