‹ Œuvres du comte de Lacèpède ... dirigéeChapitre 100 sur 180 · LA BLEUATRE · texte numérisé non relu

LA BLEUATRE

Ctlu 'brr (Natrtx) tarrulesfèfts , Jjnn.;, l..ur , Il.iilil.;

: rterulrsccns , Laur.'; Cêluber subçyaneus , l-icep.

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Cette couleuvre a deux Cent quinze grandes plaques, et cent soixante r dix paires de petite*; ■ c’est une de celles qui en a le plus grand nombre, et cependant il s'eu faut de beaucoup que ce soit une dèfc plps grandes. C’est que la' largeur d<* grandes et des petites plaques varie beaucoup, dans les reptiles, .non seulement suivant les espèces, mais même suivant l’âge .ou le sexe des individus; et voilà pourquoi deux serpents peuvent avoir le même nombre de grandes et de petites plaques, non seulemept sans présenter la

(|) Le Rlrtiilrc. M Daahentoift, Enqycloprtfi» nn iRodic^uc.

Col. càrulcscens, Uni»., amphib. SerpcHt. . * .V '* , *

Natrix cariilctctru. 157. Laftrcnli. Speciitorn roAlicuin

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même-longueur totale, mais niçine sanü que la même proportion se trouve entre la Idjigneur du corps et celle de la.qüene.: . . '

Le nonl «le la bleuâtre désigné la couleur du dessus de sôn corps , qui ordinairement ne présente pas de -tache, et qui- est garni '«l’écaillés unies; sâ . tète est couleur ds,e pjomjj; c’est des tridés que cette couleuvre a été apportée.' • *

L’HYDHE.

Coin ber, Natrix)ïljdrus Merr. ; Col' HrdrUs, PalL, GqkI. . ’L*çëp. , Latr., Daudy; tifdrû^ cWs^ùts, SchrAid. *

’est à M. Pallas cpie nous devons la déscriptiôn de cette couleuvre, dont les habituiles rapprochent, pour ainsi "dire, l’ordre des serpents de celui des poissons. L’hydre n’a jamaj.s -été vue en effet, que dans l’éau-, suivant le savant naturaliste «te Pétèrsboqrg , èt l’on doit présumer d’après celar, qu’èlfe ne va à terre que très-rarenïciit, ou pendant lté nuit, pçür s’accoupler, pondre -ses fleùfe , ou1 roàttre, bas ses petits,1 et chercher la noüiriture quelle ne trouve pas dansies fleuves. C’est aux environ» dé la mer Caspienne qu’elle, p

(i) Col. Hy4ms:* Voyage d«* M. Pallas en différentes provinces de l'empire de Rassie, vol. 1, appendix.

3a 4' HISTOIRE R ATUREl.f.E •

été observée, et elle habite non seulement les rivières qui s’y jettent, niais les eaux mêmes de cette'méditerranée. Elle ne xloit pas beaucoup s’éloigner des rivages de cette mer, quelquefois trèsorageuse , non seulement parce qu’éHe ne pourrait pas résister aux efforts d’une violenje tempête, .tpais encore, parce que ne pouvant pas se passer 'de respirer assez fréquemment l’air «le l'atmosphère, et par conséquent, étant presque toujours obligée de nager à-la surface de l’éau , elle a' servent besoin de sê reposer sur les divers endroits élevés au-dessus des flots.

Elle parvient ordinairement A [a longueur «le deu* ou trois pieds; sa tête est petite; elle n’a point de crochets mobiles; sa langue est noire et très-longue, et l’iris dé ses yeux jaune; le dessus de son corps est»(Fune couleur olivâtre;. mêlée de cendré, et présente quatre rangs longitudinaux de taches noirâtres, disposées’en quinconce r on voit aussi , sur le derrière delà t«He, quatre taches noirâtres, allongées, et, dont deux se réunissent, eiy formant un angle plus ou moins ouvert. Le dessous du. corps est tacheté de jadnâtre et de iioirâtre qui domine vers’l'anus, Ct surtout aii-dessous dé la queue. Elle a cent quafre-vingft grandes plaqpes (sans compter quatre écailles «jui garnissent le bord antérieur «le l’anu») et soixante-six paires de petites.

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