‹ Œuvres du comte de Lacèpède ... dirigéeChapitre 133 sur 180 · LA SUISSE · texte numérisé non relu

LA SUISSE

Cohtber ( NatrLc ) lorQluitut , Merr. ; Col. natrix, Liim., Lafr., MmA.\*Natrije vu/garis, Laur. (a).

C 'ÉW . J*

'est M. le comte de Rasoumowsky qin. a fait connaître cette couleuvre; il l’a nommée Couleuvre Vulgaire ,* mais, comme cette épithète de vulgaire a été donnée à plusieurs espèces de serpents, nous avons cru ne pouvoir éviter toute confusion, qu’en désignaht, par un autre nom* le reptile dont nous traitons dans cet article. Nous l’indiqnôns par celui du pays .où il a été observé. Il est d’un gris cendré , avec depetites raies noires sur les côtés; et l’on voit sur le dos une bande longitudinale, composée de petites raies transversales plus étroites et d’une couleur plus pâle; le dessous du corps est noir avec des taclies d’un blanc bleuâtre, beaucoup plus grandes sdus le ventre que sous la queue (3).

(t) La Couleuvre vulgaire. Hist. natur. du MoUt-Jorai et de ses environ», par M. le comte de Rasoumowsky , tom. I, p. xai et p. a88.

(a) Cette couleuvre ne diffère pas spécifiquement de la couledvre À Collier ordinaire , décrite ci-avant page 948 et suivantes. Daa*. 1837. (3) Les écailles du dos de la couleuvre suisse sont ovales et relevée»

DK S SERPENTS. 3g5

La couleuvre suisse parv ient jusqu’à trois pieds de longueur; elle paraît aimer, le voisinage des eaux et les ombres épaisses; on la trouve dans les fossés et dans les buissons qui croissent sur un terrain bumide ; et on la rencontre aussi dans les bois du Jorat. Elle dépose ses œufs, en été, dans des endroits chauds, et surtout- d’ans du fumier où elle les abandonne ; on a assuré à M. de Rasonmovvsky qu’ils étaient attachés ensemble, et aii nombre de quarante- deux ofi plus ; ils sont renfermés dans une membrane blanche, mince comirii; du papier, et qui se 'déchire facilement. Le "serpenteau est plein de force et d’agilité en sortant de l’œuf; il a quelquefois alors plus d’un demi-pied de longueur, et ses couleurs sont plus claires que celles dès couleuvres suisses adttltes. Le peuple regarde ces serpents comme venimeux (t); mais ils n’ont point de crocheta mobiles, et leur mâchoire supérieure est garnie de chaque coté d’un"(Touble rang de petites dents aiguës et serrées (a).

pat une arête; elle a jnsqu’à cent soixante*dix grandes plaques , et eént ring' -sept ■paires de petites.

(x) Hist. natur. dn Mont-Jorat, p. lîi. . ,

(i) Idem* ibitjr ^ •'

HISTOIRE SATUBELLE

L’JBI-BOCA.10 g»

Cotubcr (K atrix) Ibiboca , Mertv, ; Coh tbiboca , Lacrp, Daud.

, — 1. ■ -fcrtM». . ' , .J&'

je nom d'Ibiboca a été donné par les voyageurs et les naturalistes à plusieurs espèces de serpents, très-différentes l’une de l’autre; nous le réservons à la couleuvre dont il est .question dans cet article,.et qui a .été envoyée sous ce nom aii Cabinet du Roi. C’est dans le Brésil qu’on ia trouve; elle n’est^point venimeuse, et nous allons la décrire ‘d* apçès l’individu qui fait partie de la côllection de Sa IVÇajesté, iKjL '* *

Elle a le dessus de la tête garni de /ieiif grandes écailles; le dos couvert d’écailles rbomboïdales , unies ; grisâtres et bordées ,de blanc ,(a;V cinq pieds cinq pouces six lignes de longueur tétale; un pied sept pouces une ligne depuis l’anus jusqu’à l’extrémité de la queue; cent soixante-seize grandes plaques, et cent vingt- urle.'paires dK

Hptites (3),

Jj) Cobra de Corai* , an Brésil. ' \

.(^yLA écailles da do» »ont , en plusieurs endroits , an péri séparées les ,t*rea. | y ' a

\») L'individu dy Cabinet da Roi était mile; il avait été mis dans l'esprit-de-vin pendant que aflt jflht. .'T*“ r* «■nt p". son anoa : obacuue est longue de six tigoes et a su * s’épanouit , l’extAknite , qu'on pourrai!

charnue cal longue de six ligne,. et a »ix ligues di tllnirtrr; lorsqu’elle

ail comparer à' une Heur radiée ,

df. s a^RPijjrTS.

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