LE DE VIN
Boa constrictor , Lîun., CuV., I.atr., Uauii. j ConstncfarJ'orotosissiMis , C. Bex serpentant et auspex Laur. ; ' B<& cohstrictrix y Schnoid. y ; : • ' * .
JNoüs avons considéré à là tète du genre «les
(i) Le Devin , an Mexique. , y • . •. . , * .t ■ , * '
Xaxathua , Xalxalhua , V Empereur , dans le. même pays. , TumacniUa0hui/iat dans d’autres contrées de l'Auiérique.
, Caçûêoraàu Coufenv®|rcbas»*use , aux environ» de' l’üfcnQ<Jûe* # Jurucucu , danrf Je Brésil-, . , ,
Boîgnacu , Giboyà otf Jxboja , et U Reine do» Serpent» , ainsi qqd Jauca Acanga , an Brésil. • ' t
La Manda,, qui veut dire Roi des Serpents , à Java. * »
Mamhaila et Po\onga , à Ccylaq. • .
( tiare nde . f % *( ' *. ‘
Gàrmdf.
GoHmU.
4o6 HISTOIRE WÀTIT1VELLF. .
(xmleuvres, Ifs diverses espèces de vipères, ces * afijmaux "funestes et d’autant plus dangereux qtié, distillant sans cesse le venin le plus subtil, ils masquent letir approche, dëgtiisent leirrs attaques, se réplient en cercle, set cachent pour ainsi dire en eux-inëmes, comme pourri éro ber leur présence b leurs victimes , s’élancent snr elles par des sauts aussv'fapides qto’ni attendus, ije parvienhent à leé vaincre que par leurs poison^ mortels, et n’eitw ploient que eefte arme traîtresse qui pénètre comme lin trait' invisible, et dont la valeur ni lé puissance ne peuvent se garantir. Nous allons
Fndagoso et Cobrm de Vcado , par les Portugais.
Serpsdt Impérial./ f* . •. ‘ s |
Dépone , dans plusieurs- ^Outrées.
1* Deêth. B î. Daobeotûta, ^Lècydopedie’ méthodique. *
Boà comtrictor. liihn. , nraptaib. Serpent.
Ctnehris. Grooov. rtitui. a., p. 6g , n. i(l. ' ' * ' * •
L’kmpereur. Séba , mqa. t , tab. 36 ,% 5/ tab. 53, % I, tab. 6* , ai.er.Ufcia. a, tab. -77, ligt. 4 ^, Ub. 9S, %. 1 , tab. 9$, fig. i , 1, <ab. îoo , fig- 1 , tab. 1 04 , f»g. i . t *
Consttictçr formoshsimus , *35.. Cohstrfttor fièx Strpcntum, *36.' „ ComtHâtor ajispræ, *3?. Comtrictor tüvinih'pttu , a3S. Laurentj Spe cituentnedicUfn. / • " ^ ** *:• • * f?
Job. Ljidoiph*. Commenfar. ad histofiam Æfhippfçam , fqi. 1 6ft. ^
. Srant biftil Hyerônitbiu in riti saDcti- Hilapouii. ' •
Beigaacu „ Rai ^Sjuopais serpentini generis 3 a 5. • >
“ Xttxaihua et Boigudcu . M. Vibnont de' Bomare.
Serpent prngrinus. Car. Clusiua , exoticorpm. , -dlb. î. S , p. 1(3, ed. ioo5. • • t • . . •
Ain phitbea tram ^ootomicutn Mich. Hern. Valentfn.tab. 65, 6g. 8. iloiguacu. Piaon, de Medicina brasilienai , lib. 3 , fol. 4t» , • ‘ *
Boiguaçu. Georg. Marcgravi , hiM. reniai naturaliura. Brasilia», lîb. 6 , rap. i3, fol. a 19.
1>EV SERPKHTS. 4°7
parler maintenant d’un genre plus noble; nous allons traiter «les Boa, des plus grands et des plus forts des serpents, de ceux qni , ne contenant aucun venin, n’attaqttent que par besoin, ne combattent qu’avec audace , ne dompteut que par l«Mir puissance ; et contre lesquels on peut 'opposer les armes aux armes, le courage au courage, la force à la force, sans craindre de recevoir^ par mie piqûre insensible, une mort aussi cruelle qu’imprévue. >
Parmi ces premières espèces, parmi ce genre distingué dans l’ordre des serpents, le devin oc-: cupe la première place. La nature j’eU a fait roi. par la supériorité des dons qu’elle lui a prodigués. Elle lui a accordé la beauté, la grandeur, l’agilité, la force, l’industrie; elle lui. a en quelque sorte tout donné, hors ce funeste poison départi à certaines espèces de serpents, presque toujours aux plus petites, et qui a fait regarder Tordre entier de ces animaux comme des objets d’une .grande
terreur. %
Le devin est donc parmi fes .serpente, comme l’éléphant, ou lé lion parmi les quadrupèdes. U Surpasse les animaux de son ordre , par sa grandeur comme le premier, et par Sa force comme le second; il parvient communément à la longueur de plps.de vingt pieds; et, en réunissant les témoignages des voyàgenrÿ , il parait qifiê c’est à cette «îspècn qu’il faut rapjxjçtcr les individus «le quarante on 'Cinquante, pieds de long, qui
4o*l IIISTOlJtE NATJJB-ELLE
ItabileiiL, suivant ces jnêmes voyageurs, les dé- ^ sérts brûlants où. .'l’bominc ne pénétre qu'avec pyuie(t). ; . », . e
Mus.vuui Groooyü , I a-ydr , I ” 54 , ïfi folio . Salw paiW du lameua »er|*ent dp îforvcge , qui , suisant QUiu Magnua (liy. »t, «hep. ti)f avait pin» de drus crnts pieds d«r lungurur avec uhc épaisseur dp vingt pipd», et dont jl fatlt ranger l'hiatotre ponpl, le* Tailler , l’uft peut eiter , entés plnsirur» ujttÿiignsges, relui de Cîeorgr Amlrrsob, qui, dame le sixième chapitré de «on Vityapg en Orient , dil(que , dans l'il» Jl» Jt'a , ilyVdes serpenta assit grands ppur avaler dra hommes entier». Le voyageur Irersen tua lui-même un, aerpenl De vingt'-tcoia pieda 3e Ibngueair ; voyex aou "Voyage, dana le» contrée» orientale» , rhdpitrg 4. IWltfcrps ( dau» sa dercrijiUon de l’Ug Je t^eylan , cKap. aa. dit qu'on y trouve, de» serpents «le tmil , nenf et dht alAlrs «lo long , mai» qu'ily en a de pins grands dans 'l'tlé «le ’ Javd , atq'si que ' Am» çidle de Banda ; • qu’on y en avait pria nft qui avait dévolé Un cerf, rt un second qui ayrfi i n||qti\i une feitune tout eatlcrt. r .
' J. pion» lisons qn'anprêa de Batavia , étaldissement hollandais dans le*. ’ Indes orientale», H-y à de» serpents de cinquante pieds dp longueur . a
Basai sur i'Iiinoire nat'nrellr jle» Serpunu , pdr Chérir» Dwen. Londres .
Daiis i'ile de Carajan »n voit, suivant Marc Paul , liv. a , ch. 4«i, «le très grands arrpenta qui 001 dix pas de longueur et une épaisseur etc dix palme*. .*»■■■'!, ‘ # • * \ .
Nous crojôua devoir rappcnïer au»ai \é pa»M#e sôivauM extrait d« U 1 du Mum-uiu du P. Khîcher, dana laquelle il «ftt queatiuq de
ltc\ir>7clr qtiafanti palme» de lwrtçucur.
Ilium (aerpentem) in palndihu» Br*»tlûe jnoolU- ven.mli»r ntlvcacen- « rluoi , »icut i itaii anguilla». Pjtltnorivn diiotlK'itrf longijutlinei* arquai ,
• i^tl'od i^duios qua/iraginlti bujmtna\I* serpctttrin cxtenJî aliqtiandu « aignificavit tjostræ societatis •mUMonarin* in I\ra»il)A , cl in »pirai
• contuKniii vitnlnfu devincire ; quem suflu paulallro devor.iY, ut bn- « fours «llqui serpente» «leJjluUmit.. Cselcnnu vtmeno ca*<rt , et dentibi^*
• luuiulissiuiis eju» ut inuiiitur. Collaiu aHjfuifum est , d-citiiliNi ver»d»
• .UES SE*I*K1»Î8. , . 4og.
. C'est aussi à cette espèce qu'appartenait ce ser- '..-u L Æ.y — U- r -, .. — — 1 1
- paulitiin in angusttiin côntrohilur. Tqta polir* sqnpînis (cota sérié •• pulclrrà dispositif , pronû parle lulnoribus-, sapini majorions, coforum «’verietate elèganti; nam dorsum a capite’ad ext reniait» caudàra çontinuo
- ordine secnndum longituüinch» ’nigrfrantibh* , quasr olypeiforniibm
- Miaetilî.* ornât tir; exireina véro eau du ovalia foèroa* fçaoutls nigricanljbu*
• distinct* {lafera alterius fui ma* «naculU, instar foliorunt inali , dçpictn
Mfitt specit* vcnustà , colore subfasco. Ta loin serpcntetji sub iiomitn
- SefprnK* America ni retulit Wobnifl», pag. a63. llHus etiam mentionem
- feoü Andrea* Clcyerns^ in observ. y , decurbe a , ton. U , Kpbcnierkl.
- Gehfcanicaruiu , pag. 18. (Yoyea les noies /inIvaftMf.) Qui ilium ait
- dîgerc in' Aiddoim Mo|uonrum insuhi. In br.isîfia Roiguacn vocaii •• aipnt, atqne imprimis iu eo regno‘ nascunhir siiniles serpentes. •
Itujus , vel similis serpfntis menti oh Cm fecit in sqo Commentario «d liistorîam Æjliyppicjfti Jobns I.utlolpbus , pag. 1.66, ait que ilium ip Italia quoque oliin notait), serHienlc lMinio^ lib. *8 , cap. . »4. Aluntut primo bubu/i Inc lis surin , updf nomcir-trçijccre. T), tarucu llycronimus in rftâ sancti Hilaridms : DracQ, iuqûit , raine raagnttudmîs (qttos Ceplili sennonr Hoas vocapt ) , ab eo , qnod tant grandes si ut , ut' baves glu tire soleant , omnem late vastabat proviuciam , etc. Musôrum Kircbcriautim , Roiu.i* 1773 , rl assis seconda ,/bl. -33. * % ' '*■%
' t Les couleuvres qu’on appelle Caca doras on chasseuses, sont de la " grosseur des Hujos ( auxquels l'auteur attribue uue longueur de bull
- aunes ou environ ) ; mais elles sont plus longues de* plusieurs aunes; et
- l'on ne1 peut voir, sans étounçmorU ,1a légèreté avec laquelle elles courent •• apr^s la proie qu'elles «ont aperçue, ét qu’elles attrapent sans
•• phisse leur ép japper: • Histoire uatuVellc.de rOreuoquc, parle P.’ Joseph (jtimi)la, traduite de l’espagnol par M..ImUous. Avignon , J 758. roi. II!'.
« Dans le royaume de Congo , fl. y a de# serpents dé vingt-cinq pieds ’ « de long qiti avalent une brebis; ils Vétebdenl Ordinairement au SQleii m pour digérer ce qu’ils ont mangé ; lorsque -les pègres s’en a£érCutv<^U ,
« rts les tuent , leur coupent la tête et la queue, lee qv entrent et les •«'mangent; oh Tes -trouve ordinairement gros .comme des aoebons*. • Cçllect. a<id«ui. , partir étrange vof. IJl, p/48"». • *• «• v
■ Suivant le voyageur Arfus, le» .verpenk* dé la (fttt-d'Qr dut ronuuu- » nenieni vingt plhli de fôngueui ," et cinq oh six. 'de largeur ^apparent -
histoire naturelle
petit énormr dont Pline a parlé, et qui arrêta pour
« ment de circonférence ) , tuais il s’en trouve de beaucoup pins grands.
» Il en vit on qui , sans avoir plus de trois pieds de longueur , était asse»
- grAs pour faire la charge de six hommes. • Hiat. gênée, des Voy. édit, in- ta, vol. XIV, p. ai3. • Bosmdn s'étend comme Artrn, sur le •• nombre êt U grandeur des serpents de la CAte iPOr : le plus monstrueux
• qu’il ait vu n'nvait pas moins de vingt pieds de longueur ; mais il ajoute
- «pi ’jl s*en trouvé de beaucoup plus grauds dans llntéri eor des terres.
- Les.' Hollandais , dit-il. Ont souvent trouvé, dans leurs entrailles , dbn
- seulement des animaux, mais des hommes entier». * Idem, pag. ar4. « I «es nègres d'Axiro tuèrent un serpent long dé vingt-deux pieds, dans « le ventre duquel on trouva un daim entier. Vers te même temps ou
- trouva dans un autre, a Bout ri , les restes d’un nègre qu’il* avait dé-
• voté.» Idetn , psg. at6.
m Pjbyeur» serpents du royaume de Kayor Ont jusqu'à vingt-cio# pieds « de long sur mu pied et demi de diqpiètxe. • Voyage du sieur Brue. Hljt. géuér. des Voyages , édit, jn-ia , TpL ylt,^4®o. •
• Sur la rivière de Rtirl>alr, auprès des cAtet occidentales de l’Afrique,
« «m ypit des serpents de trente pieds qui seraient capables d'avaler un « bœuf. • Toy. de Labat, vol. V, pî j49- *
• On trouve, àui Moïnques, *le grandes couhuivrcs qui ont plûs de .. trente pieds de long , et qui sont d’une grosseur proportionnée ; élles «-rampent pesamment; on n*a jamais- reconnu qu'elles soient *vcniraeosea- « Ceux qui les oui vues assurent que, lorsqu'elles manquent de nourriture, « elles mitchent d’ mie certaine herbe dont elles doivent la connaissance^ .. .VVinstiuct de la. nafûre : après quoi*, elles montent sur les arbres au «•bord de hr mer, yù çllc» dégorgent cp qo’ elles ont mâché ; aussitôt « djveta poissons Taxaient , et loinbant dans uue sorte d'ivresse qui. les « fait demeurer sans mouvement sur la surface de l’eau. Us deviennent
• la proie des couleuvres. « Histoire natur. des Mohiquès , Hjstoinf «les
Voyages, édit.* in- n, Ity. I , tome XXX.I. pag. 199. >-
■ L'animal le plus rare et le plu^ singulier du genre des reptiles, est « qn grand sérpeui amphibie de v'ingt-cinq ou tfrhté pieds de long, et •<*de plus d'nn pied de grosseur, que Ica .Indien» noihment Yactr- Marna, «Vesf-a-dire kfire <It Tenu, et qÇÎ habite ordinairement, <Jit-oo , les m grands lacs formés par l'cpancheUient dés e*nx du fleuve au -dedans des ■ terres. » Hist. naturelle des environs de l'Amasont; , Hist. gêner, des Voyages, tome LUI, p. 445.
. DES SERPENTS.- •' kl l
ainsi dire, l’armée romaine auprès deS côtes septentrionales de .l’Afrique (i). Sans doute il y a. de 1’pxagération dans la longueur attribuée à ce monstrueux animal ; sans doute il n’avait point cept vingt pieds dé long comme le rapporte le naturaliste romain; mais Pline ajoute que la dépouille de ce serpent demeura long -temps suspendue dans -un temple de- Rome, à; une époque assez peu éloignéede celle où>il écrivait; et à moins de renoncer à tous les témoignages de l’histoire, on est obligé d’admettre l’existence d’un énorme serpent, qui, pressé par la faim, se. jetait sur fes soldats romains lorsqu’ils s’écartaient de leur camp, et qu’on ne put mettre à mort qu’en employant contre lui un corps de'tronpes, et en l'écrasant sous les mômes machinés militaires qur servaient à ces' vainqueurs- du monde -à renverser les murs onnémïs. C’était auprès «les plaines sablonneuses d’Aiiriqué qu’eut lieu ce combat 'remarquable; le serpent devin Se trouve aussi dans cette partie du monde; et comme c’est le plus grand des serpents-, c’est un individu do son espèce , qui doit avoir lutté contrç les arinées romaines. Ce mot de Ré me antique , désigne toujours la. puissance et la. victoire; c’est donc la plus grande preirve que l’on puisse rapporter en faveur de la force du serpent
(r) ■ Nufacsf ii» punie* * beHi* , ad llumrn I^agradam , à Kepiil» k«- •• pera tore lui lliali», tonneiitiAque , ot oppidum xüqtiod , expugiwU* acrpeun no pcriuiu longbudiui*. Peflis ejm unxill«sp»«: uaqqe «d bellum
• Numauliuun» durav«rr iu teuiplo. • Pfinc , liv a 8 , cbap. 1 4 • «
^1-2 2 HISTOiRE 1» AÎriIRElLK
(lont nous écrivons l’histoire , que d’exposer les moyen» employés par les conquérants de la terre, pour le soumettre et lui donner la 'mort.
Le dévin est remarquable par la forme de $a tète, qui annonce, pouroiiisi dire, là supériorité de sa forcé, et <‘jife l’on a comparée,1 avec assez He Vaison, à celle des chiens de chusse, appelés chiens couchants(i J. Le sommet en est élargi; lé frdnt élevé et divisé par un sillon longitudinal* les orbites sont snillautes , et les yeux., très-gro»; le museau est allongé, et terminé pàr une grande écaille blanchâtre, tachetée de jaune, placée presque verticalement, >et échantrée par le bas pour laisser passer In langue; l'ouverture fie la gueule tres-grande; les '• dents sont trèe^longues (à); mais
(l) ISéhf . etc-, j V
(*)' • Jai vu de» couleuvres duNvtisri ^ des Devins) vivantes , tel « d’uuito morteji , et leur ai trouvé tirs lient s a uf*i grosses que celles du «toefllctïr levxiet*.. . . Quelles amies plus redoutables que leur vitesse* «'jointe à ropiui|trct<- avec UqutjKé elles, mordent ! Dans le temps que <> jetais eu Amérique, une de ces. couleuvres saisit un laboureur par le r talon H la cbayille du pied ; comme il était homme dû epuftge.» il æ
* sifisit dp p muter arbre qii» se présenta,, et l'embrassa du mieux qu'il
• put en jetanr dckcri» horrible* ^ on acét\prul’ pour le secourir, et' le * « set peut se voya'uC pressé ..serra les dents ,.lu» coupa K* talon,, et s'enfuit
■ avec la vitesse d’un Ifait. ». Hist% de TOrenuquc , déjà chée , v,pl. |11
<lleyerus .( I«tftre déjà jritec)', rapporte que , cherchant i avAir4^’ Kjnçletve d’uu de ces grands serpents , ses domestiques en- firent cnirc les chairs dans de l’eau I\*l avait mis de la chaux vive. Un d'eux voulant nettoyer la tête du stapaut dont Ja cuisson avait détaché les. chairs r se hlr4sa’«û doigt coutcc'lcs grosses dcpls de l'animal. Çcl accident fut suivi d’une enflure avec inflammation dan» 1a partie affectée, d’une fièvre eon
. DES' SEHPFNTS. f !\ 1 3'
le devin n a point de crochets mobiles; quarantequatre grandes écailles couvrant ordinairement la lèvre supérieure et cinquante-trhis la levtéf inférieure; la quelle est très-courte en proportion du corps .qui’ est ordinaireqnent neuf fois aussi long que cette partie; mais elle est très^dure et trèsforte ( i • ' .• • ■
Ce serpent énorme est d’ailleurs aussi distingué par la beauté des ■écailles qui le -couvrent et la vivacité des.coulenrs dout il est peint, rpie par sa .longueur prodigieuse, las nuances de oes couleurs s’èHaoent bientôt lorsqu’il est mort. Elles diSpa* raissent plus ou moins, suivant la manière dont il est conservé, et lv degré d’altérJUion qu’il peut subir. Il n’est pas surprenant d’après cèla cfu'eiles aient été déerite^.si diversement par les. auteurs-, et ♦[ii'il'.ait Été re^réseqté dans des planches, de «•* • •