LE LA.CTE
Elu/» lacteus, Schiirid., Merr., Fit/.. ; Cnluber larteus , Linn., laioéjj. ; Cenulet-lficlKiu , Latir. ; f'iprm tarira, I.atr.
serpent ne présente que deux couleurs, le blanc et le noir; mais elles sont placées avec tant de symétrie, et cependant distribuées, pour ainsi
(0 Le Lac té » M. Danbenton , Eoc vclopédu* méthodique. Coiab. lacCctis , JLinu., «tuphib. Serpent. * •
Mil». Ad. fm , ||.n8, Lab. i8,f. */ *, *
i‘t faites laah h*., 1 7^ IjtureHli Sjiécitnen nnrdicum. *'
DES SKItPKNTS.
«lire, avec tant de goût, et contrastée» avec tant d agrément, qu’elles pourraient servir de modèle pour la parure la plus élégante, et qu’une jeune beauté en demi-deuil, verrait avec plaisir, sur ses ajustements, une image de leurs nuances et de leur disposition. La couleur de cette couleuvre est d’un blanc de lait, relevé par des taches d’un noir trçs-foncé, arrangées deux à. deux; et au contraire, la tête est d’un itoir très-obscur, qui rend plus éclatante une petite bande blanche étendue sur ce fond très-foncé, depuis le museau jusques vers le cou. Mais, sons ces couleurs séduisantes, ést caché un venin très-actif, et le lacté est armé de crochets qui distillent un poison mortel.
Ce 'serpent, qui se trouve dans les Indes, a deux cent trois plaques au-dessous du corps, et trente-dedx paires de petites plaques au-dessous de la queue- Pendant qu’on imprimait cet article, nous avons reçu un individu «le cette espèce; il avait un pied et demi de longueur totale, les écailles qui recouvraient son «Ios étaient hexagones èt relevées par une arête; le sommet de sa tète était garni de neuf grandés lames, disposées Sur quatre rangs, comme «lans le naja; et voilà donc encore un exemple «le cet arrangement et de ce nombre de grandes écailles ? sur la tète d’un serpent venimeux. . .
TIISTOIRF. NATURELLE
LE CORALLIN;
Etaps trisraîis , Merr. ; Col. corallinus-, Linn., Lacep., Shaw. ; Cbl. IrisctiUs , Lino.. Lacep., Latr., Daud.; Vipcrü cùral-
lihit , Latr. , Dand.;, ConrneUa triscalis , fitz. (a).
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1 1 ne faut pas confondre cette couleuvre avec le serpent Notait, qui appartient à un genre différent, et qui présente la couleur éclatante du corail rouge, dont on fait usage daiis .les arts. I,è coraltin n’offre aucune couleur qui approche du rouge : tout le dessus de son corps est d’un vert de tuer, relevé par trois raies étroites et rousseS, qui s’étendent depuis la tète jusqu’à l’extrémité de la queue; le dessoiiâ est blanchâtre et pointillé de' blanc; ce serpent n’a été nommé Cora/lin, par M'. Linnée, qu’à cause de la disposition des écailles qui garnissent son dos, et qui sont placées l’une au-dessus de l’autre, de manière 'à représenter un peu les petites pièces articulées des branches du corail blanc, que l’on a appelé articulé. La forme de ces écailles ajoute d’ailleurs à ce rapport; elles
(f) 1* Cor&lKn , M* Daubenton , Encyclopédie mclhociiquc.