L’AGILE
Colabcr {Natrix) agilis, Merr. ; Col. agilis , Linn. , Lacép., Latr., Daud. ; Col. JEsculapii, Linn. (Mus. Ad £ridir.); Cérastes agilis ,■ Laur. ; C. atro - cinctus , Daud.-, Pseudelaps agilis , Fitz. (î).
On n’a qu’à jeter les yeux sur cette couleuvre, dont le corps est très-menu relativement à sa longueur, pour voir qu’elle doit mériter le nom
(i) Voye» l'endroit déjà cite.
(a) L'Agile. M. Danbenton , Encyclopédie méthodique.
Col. Agilis. linn., amphib. Serpent.
Amœn. mpi, prinç. p. 585, n° 33. '
Mus. Ad. fr. i , p. a), tab. ai , fig. a.
C* ras tes agilis , 171 , Laurenti Specimen medicnm.
(3) M. Merrem pense que ce serpent ne diffère pas spécifiquement de la bande-noire, décrite ci-avant. Dua. 1827.
d’ Agile ; ses proportions très-déliées , annoncent , en effet , la vitesse et la légèreté de ses mouvements. L'individu que nous avons décrit, et qui fait partie de la collection de Sa Majesté, a un pied huit pouces de longueur depuis le l>out du museau jusqu’à l’extrémité de la queue1’, qui est longue de quatre pouces trois lignes. Sa tête est couverte de neuf grandès écailles disposées sur quatre rangs. Ses mâchoires ne sont point armées de crochets mobiles. Les yeux sont gros, et d’un œil à l’autre s’éteiid une petite bande brune d’autant plus aisée à distinguer, que le reste du dessus de la tête est d’un blanc assez éclataut. Les écailles qui revêtent le dos de cette couleuvre, sont en losange et unies. Tout le dessus du corps présente des bandes transversales irrégulières, alternativement blanches et brunes, et le dessous du corps est blanchâtre (i).
Suivant M. Laureuti, les bandes brunes que l’on voit sur le dos de la couleuvre agile, sont poin-
tillées de noir.
Ce serpent doit se nourrir principalement de chenilles, car c’est sous le nom de Mangeur de chenilles , qu’il a été envoyé au Cabinet du Roi. On le trouvé dans l’île de Ceylan.
(i) Non» avons compte, dans on individu , cent soixante-quatorze grande» plaque» et soixante paires de petites , mais ordinairement l’agile n’a que cinquante paires de petites plaques, et cent quatre-vingt-quatre grandes plaques ou lames.
LE PADÈRE.(,)
Coluber {Nptrix) Patient , Merr. ; Col. Padera , Linn., Lacep., Latr., Dam).
Les couleurs de ce serpent présentent une distribution assez remarquable; le dessus de son corps est blanc, et sur ce fond éclatant l’on voit plusieurs tacbes brunes disposées le long du dos , placées par paires, et réunies par une petite ligne. Les côtés du corps offrent un égal nombre de tacbes isolées. On trouve cette couleuvre dans les grandes Indes, et elle a cent quatre-vingt-dixhuit grandes plaques et cinquante-six paires de petites.
LE GRISQN.1”
Coluber (Natrix) canus , Merr.; Coluber canus , Linn.^atV., Daud.; Coluber xinerafcens , Lacep.
Cette couleuvre est blanche, mais Éqn dos pré-
(i) Le Padère, M. Daabenton, Encyclopédie méthadiqdr.
Col. Padera. Lino., amphib. Serp.
Mas. Ad. fr. ~
(a) Le G r bon. M. Daubcnton , Encyclopédie méthodique.
Col. canus. Linn. , atnpbib. Serpent.
Mua. Ad. fr. i, p. 3i , tab. u, 6g. i.
sente des bandes transversales roussâtres , ce qui , à une petite distance, doit la faire paraître d’un gris plus ou moins foncé; aussi avons-nous adopté le nom de Grison , qui lui a été donné par M. Daubenton. On voit sur les côtés 'de ce serpent, deux points d’un blanc de neige : ii a cent quatre-vingt-huit grandes plaques et soixante-dix paires de petites, et n’a encore été observé que dans les Indes.
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LA QUEUE-PLATEE ;
Platiinû fasciatus, Lair , Merr., Daud.; Coluber laticaudatus, Linn. , Lacep.; Laticauda scutata, Laur. ; Hydrus cnlubrinus , Schn.
Il est très -aisé de distinguer cette couleuvre d’avec les autres serpents du même genre, que l’on a observés jusqu’à présent. Sa quèue, au heu d’être ronde, comme celle de la plupart des autres couleuvres, est comprimée par les. cotés, et tellement aplatie , surtout vers son extrémité, que l’on pourrait la comparer à une lamé vert jcale ; et le bout de cette queue si comprimée, est terminé
(i) Le Serpent Urge-$nene. M. Daubenton, Encyclopédie methodique. ' . »
Col. laticAudiitus. Linn. , amphib. Scrp. \
Mua. Ad. fr. i , p. 3« , tab. t6, flg. t.
Laticauda icutala. »*i , Laurent! Specimen medicum.
par deux grandes écailles arrondies et appliquées l’une contre l’autre dans le sens de l’aplatissement. Lorsque la couleuvre se meut , sa queue ne touche à terre que par une espèce de tranchant occupé par les paires de petites plaques, qui sont trèspeu sensibles et ne diffèrent guère en grandeur des écailles du dos. Cette conformation doit faire présumer que la couleuvre se sert peu de sa queue pour ramper, et cette partie paraît lui être bien plus utile pour frapper à droite ou à gauche, ou pour se diriger en nageant et agir sur l’eau comme par une espèce d’aviron. On pourrait donc croire que ce serpent vit beaucoup plus au milieu des eaux que dans les endroits secs ; mais l’on ne connaît point ses habitudes naturelles, et l’on sait seulement qu’il se trouve dans les grandes Indes- Il a quarante-deux paires de petites plaques , placées sur l’espèce de tranchant que présente sa quelle , ainsi que nous venons de le dire; et deux cent vingt-six grandes plaques garnissent lè dessous de son ventre. Sa tète est couverte de neuf grandes écailles , disposées sur quatre rangs. Nous avons cru apercevoir deux crochets inobiles à la mâchoire supérieure , et dès lors nous aurions placé la queue-plate parmi les couleuvres vénéneuses; mais l’individu, que nous avons décrit, n’était pas assez bien conservé .dans toutes ses parties, pour que nous n’ayons pas préféré de suivre l’opinion de M. Linnée, qui a très-bien connu la couleuvre dont il s’agit dans cet article. Nous
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laisserons donc la queue- plate parmi les couleuvres qui n’ont pas île venin , jusqu'à ce que de nouvelles observations aient Confirmé nos doutes relativement à la-forme de ses dents et à la natnre de ses humeurs.
Les écailles du dos de la queue- plate sont rhomboïdales et unies ; le dessous du corps est presque blanc, le dessus est,d-’un cendré bleuâtre ét présente .de larges bandes , d’une couleur trèsfoncée, qui s’étendent jusque sur le ventre et font le tour du corps.
L’individu que nous avons décrit avait deux pieds de longueur totale, et sâ queue était longue de deux pouces neuf lignés.
- LA BLANCHATRE.0!
Coluber Çtfatrûc) imnalatat , Rterr; ; Col. annulatas , Linn., Latr., DaücL j Co/. caftiidus et C. allm-Juscus, i-acep., Lalr. ; Col. ignobilis, Latlr.; Cot. orientalis , Gmel.; ColEpùiauriuf, Hemi.<A). : , % : - . ,
v^< ette couleuvre est blanchâtre et présente dés bandes transversales brunes. Elle a deux cent
(1) Le Blanchâtre, M Daubenton, Encyclopédie méthodique.
Coi. candidm. Linn., amphib. Serp. * N - -
Mua. Ad. fr. 1 , p. 33 , tab. 7 , fig. 1 .
(a) Cette espèce ne différé pas de la blanche et brune décrite ci-âpres , suivant M. Merrem. Desm. 1H37
LAcÉrâoi. Tome IV.
histoire Naturelle
vingt grândes . plaques et cinquante paires de petites : elle se tronve dans les Indes. t jQn conserve au Cabinet du Boi, une couleuvre qui a de très-grands rapports^vec la blanchâtre , mais qui cependant a lin trop petit nombre de grandes plaques pour que nous [missions assurer quelle soit de la même espèce; elle n’a, en effet, que cent quntre-vingt-.trois grandes plaques; le dessous dè sa queue est couvert de quatre-vingtsept paires.de petites, sa tète est garnie de neuf grandes écailles, son dos couvert d’éeailles en losange et unies, .sa mâchoire supérieure sans crochets mobiles -, et, ses couleurs ressemblent à telles de la blanchâtre (t).