DE MINERVE
('olitbrr (Natrix) Minervœ , Merr. ; Col. Minervce, Lacep.j l.atr., Daud. ' .
Le serpent étant pbnr lçs anciens Grecs ù6 (les emblèmes, de la • prudence , avait été consacré à Minerve,- qu’ils regardaient comme la déesse de'la sagesse. Les Athéniens avaient gravé sou image autour des autels et des statuts de celte divinité qu’ils avaient choisie pour la protectrice de leur ville; ils regardèrent la fuite d’ün .Serpent, qui s’échappa de leur citadelle, comme la marque du courroux dç la déesse; et c’est peut-être pour rappeler cette opinion religieuse, que M. Linuée a donné le nom de Serpent île Minerve à la couleuvre dont il est question dans cet article. Nous croyons devoir d’autant plus le lui conserver; qu’un des souvenirs les plus agréables et les plus touchants est celui des.siècles fameux de la Grèce, où la belle uature et la libertéaint produisant
(1) La?' Serpent de Minerve, tbodiqqe.-
Ce/. Minervct. Linn. , ainphib. Serpent Mus. Ad. ffl{t, f». 36.
M. Dâulientun , Encyclopédie
■ DES SEftPSHTS. IÇfl
de grands hommes , et les arts qui les -ont immortalisés. Il est heureux qu’un petit objet ^revêtu d’un grand nom, puisse quelquefois éveiller de gramles idées ; et que la vue d’une simple couleuvre , puisse retracer quelque . image dé ^'ancienne Grèce, à ceux- qui rencontreront Ce faible serpent sut les lointains rivages -de l’Inde où il habite. ’ , . -
La couleuvre de Minerve est d’une couleur agréable; le dessus de son. corps est d’un vert de mer plus ou moins foncé, et Je long de son dos règne une bande brune. Qn voit , sur la tète de serpent, trois autres bandes de la même couleur;
il a deux cent trente -.huit grandes .plaqués, et . • •. : . v . r ^ ■ 1
quatre-vingt-dix paires de petites.
. LA PÉTALA1RF.. -
Coluber (Pfàtrix) Petholù , var. p? Jtterr.j Col. petalanusy ■ Linn. , Lacep.,.Lalr., Daud. (*),
Uif individu de cette espèce fait partie de la
( i J Âpactycoatl, par le# Mexicain*. *, ; •* .’ .
Le Pétalaire , JM. Dru ben ton , Encyclopédie méthodique.
Col. peta/ari us.‘ Linta., tmphjb. Sera," , »t . * »’ * . /
Mu*. Ad. fr. i » p. 3^, ta b. y , fig. i; • > , %
Certifiés mtxicaruif. 176, Laurent! Specimen medicüm.
Séba, mu*, a, tab. ao, f>g. 1. . *
Niereaubcrg, Ijv. XII , chap. 45.
Jouston, pag. aA. ;•«**.
(a) Ce reptile, suivant M. Merrem , ne serait qu’une aiutpU variété de’ la conlenvre Pétbule, qui »era décrite plus tard. Draw. 1^37.
ug8 i HISTOIRE NATURELLE
collection du Roi; il a un pied neuf pouces delongueur totale, et sa queue, quatre pouces neuf ligues ï il n’a point de crochets mobiles. Neuf grandes écailles couvrent le dessus de sa tète et sont disposées sur quatre rangs ; celles que J’on voit sur le dos sont presque ovales et unies. La couleur du dessus du corps est noirâtre, avec des bandes trés-irrégulières transversales et blanches. On remarque d’autres bandes blanches et transversales sur les paires de petites plaques, qui sont d’un gris foncé, et au nombre de cent cinq. 11 y a deux cent .onze gràndes plaques blanches et bordées dé gris, ce qui fonne sous le ventre, de petites bandes transversales.
Le blanc et le noir, qui' composent les couleurs ppincipales de la pétalaire, sont contrastés et financés de manière à rendre sa parure très-agréable. Ce serpent est très-doux, et même familier; il s’introduit sans crainte dans lés maisons, y passe sa yie sous. les tqi,ts, et y devient très-utile , en y faisant la guerFe aux insectes et même aux rats, dont il détruit un grand nombre : il se nourrit aussi de petits biseaux. Un le trouve non seulement en Asie, et particuliérement dans l’ile (TAmboine , mais encoré eh Amérique, et surtout au Mexique où ou le nomme ApachycocUl ( i ).
(l) Cette espèce est très-sujette à varier, tant pàr la .distribution de ses couleurs, que par le nombre de ses plaques. M. Linhec a compté r sur l’individn qa il a décrit * deux cent douze grandes plaques suai le ventre , et cent deux paires de petites plaques sous la queue; et nous