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(l) L'individu que nous avons décrit avait deux pieds un. pouce de longueur totale, et sa qaenè était 'longue de six pouces six lignes.
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3lO • HISTOIRE NATURELLE.
soixante-douze paires de petites^ sa lougueur totale est d’un pied huit pouces deux ligues, et celle de la queue; 'de trois pouces dix lignés.
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. . Cataher. (fyjtfu:) A hit tu lia , Mi-rr. ; Col. Aha tu.Ua , I4inti . , Latr., Dand-) Natrix Ahætulla, T^'aiir.
{^)ùe l’on se représente les couleurs lçs plus, riches et tes plus agréablement variées dout la uafure ait décapé se4 ouvrages,, et- fou o’aurn peutêtre pas une idée exagérée dp, la beauté du serpent dont uous,nous occupons. Le fioiga doit, en effet, par la richesse de sa pagure* tenir, dans son ordre,- le même rang que. l'oiseau-mouche dans cèiui .des' oiseaux ; même éclat , même variété de nuancés, thème réunion de reflets agréables dans èes deux animaux, d’àilleurs. si différents Pun de Tnutre. tes couleurs vives des pierreries et l’éclat
brillaut de l’or resplendissent sur lés écailles du
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(|) l* Boiga. M. Daobeoton , Epcydopédic imtbodûpic. . * •
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Serpent indien» ^raeiià , virtdù ; A fur Ih Na ic.ylontmibn.s. ‘Mai . Synopsis, p. 33 1». • Ç • - » * ' 4
UES SKIIPENTS. 3u
Boiga, ainsi que sur les plumes <le l’oiseau-mouche; et comme si, en embellissant ces deux êtres, la’ nature avait voulu donner à l’art un modèle parfait du plus bel assortiment de couleurs, les teintes les- plus brunes, répandues sur l'nYi-etsUr l’autre, au milieu des nuances les plus claires, sont ménagées de manier* à faire ressortir, par un heureux cputra6te, les couleurs éclatantes dont ils hrilleut. •
La tête du boiga, assez grosse à proportion de son corps* est recouverte de neuf grandes écailles disposée^ sur quatre rangs. Ces neuf plaques, ainsi que les autres écailles qui garnissent le dessus de la tête de ce serpent, sont d’un bleu-foncé et comme soyeux; une bande blanche qui règne le long de la mâchoire supérieure, relève cet espace azuré, au milieu duquel on. voit briller les yeux du boiga, et qui ressort d’autant plus, qu’une petite bande noire s’étend entre, le bleu et la bor- »• dure blanche. T-out le dessus du corps, jusqu’à lextrémité'de la queue, est également d’un bleu variant par reflets, et présentant même, à certaines expositions, le vert -de l'émeraude. Sur ce beau fond de saphir règne une espèce de. raie, ou de chaînette que Ion croirait dorée par l’art, et qui s’étend jusqu’au bout de la queue;. et non seulement cette espèce de riche bruderie présente l'éclat métallique <le- l'or* lorsque 1 animal est encore en vie , mais même lorsqu’il a été conservé pendant long-temps dans l’esprit-de-vin, oircroi-
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3ia HISTOIRE NATURELLE
rait queues écailles, qui composent celte petite chaîne, sont autant de feuilles d'or appliquées sur la peau du serpetit. Tout le dessous du corps fet de la tète est. d’un blanc -argentin, séparé des couleurs bleues du dos par deux autres petites chaînes dorées qui, de chaque côté, parcourent toute la longueur du corps. <*'
Mais l’ou n aurait encore qu'une idéq imparfaite de la beaittédu boiga, si l’on se représentait Uni' quement cet azur et ce biahc agréablement contrastés et relevés par* ces trois broderies dorées; il Tant se peindre tous les reflets du dessus et du dessous, du corps, et les différentes tçintes de couleur d’argent, dç jaune, île rouge' et de noir, qu’ils produisent. Le bleu et le blanc, au travers desquels il semble qu’oit aperçoit ces teintes merveilleusement fondées", mêlent encore la douceur de leurs nuances à la vivacité de ces divers reflets, de telle sorte que, lorsque le' boiga se meut, l’uil croirait Vbir briller au-dessous d’un crystal transparent et quelquefois blepAtre, une longue chaîne île diamants, d'émeraudes, de topazes, de saphirs et .de rulris. Et il est à remarquer que o’est dans les belles, et brûlantes Campagnes de l’Inde, où les cristanx et les pierres dures présentent les nuancer les plus vives, que la nature s’est plu, pour ainsi dire, à réunir ainsi. sur la robe du boiga , une image fidèle de cés riches ornements.
lie boiga est un des serpents les plus menus, relativement à sa longueur; A peine les individus
• DES SERPENTS. 3f'V
de. cette espèce que l’on conserve a» -Cabinet du Roi , et dont la longueur est de plus de trois pieds, ont-ils quelques ligne? «le diamètre; leur queue est presque aussi longue que leur corps, et va ’ toujours, en diminuant, de 'manière à. représenter une aiguille très-déliée, quelquefois cependant hii peu aplatie par dêfesus, par dessous et par les côtés. Les boiga joignent donc des proportions trés->sveltes à la richesse de leur parure; aussi leurs mouvements.sont-ils très-agiles, et peuventils,. eu se repliant plusieurs fois, sur eux-mêmes, s’élancer avec rapidité, s’entortiller aisément autour de divers corjis, monter, descendre, se suspendre, et faire briller eu un-clin-d’œil, sur les rameaux des arbres qu’ils habitent, l’azur et l’or de leurs écailles luisantes et unies.
Ils se nourrissent- de petits oiseaux qu’ils avarient avec assez de facilité, malgré la. petitesse de ‘leur corps, et par une suite de la faculté qu’ils ont d’élargir leur gosier, ainsi que leur estomac. D’ailleurs l’on xloit -présumer qn’ils ne cherchent à dévorer leur proie qu’après l’avoir comprimée , ainsi. que Je» grands serpents écrasent et compriment' 1,1 lèiir. Le boiga se tièpt* caché sous les feuilles pour surprendre lès oiseaux ; il les attire^ dit-onj par une. espèce. de sifflement qu’il fait-éntendre, et qui, imitant apparemment.certains sons qui leur sont familiers ou agréables, les trompe et les 'fait avaneçr vers le serpent -qui les attend pour les dévorer. On a même- voulu distinguer
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par h» beau nom de chant, le sifflement du boiga (i); mais la forme de sa langue allongée et divisée en deux, ainsi que la conformation des autre» organes qifi lui servent à rendre des sons, ne peuvent produire qu'un vrai sifflement , au lieu- de faire entendre une douce mélodie. Le boiga, non plus que les autres serpents prétendus -chanteurs', ne mérite donc que le nom de siffleur. Mais si la nature lien' a pas fait nu des chantres . des campagnes,, il parait qu’il, réunit un instinct plus marqué que celui de beaucoup d’autres serpents, à des mouvements plus 'prompts et il une' parure plus magnifique. Dans file de .Bornéo, les enfants jouent avec lui;jon les voit manier sans 'crainte ce joli sérperit, l’entortiller autour de leur corps, le porter dans leurs mains innocentes, et uons rappeler cet emblèrqe ingénieux imaginé par la spirituelle antiquité, cétté image touchante de la . candeiir et de la confiance, qu’elle représentait sous la -forme d'un enfant souriant à un serpent qui fé serrait dans ses contours. Mais, dans cette -charmante allégorie', le scrpetit tecélait un poison mortel, au lieu que le boiga ne rertd que des caresses aux jeunes ' Indiens , ét parait se plaire beaucoup à être tourné ét retourné . par le, urs mains, délicates. ’* »
Comme c’est un spectacle assez àgréable que de voir, dans les vértes forets, .des animaux aussi
(i) Yçye» I» description du CabiYwt de 8cha.
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innocents' qu’agiles, faire briller les couleurs les plus vive» et s’élancer de branche en branche, sans être dangereux ni par leurs morsures ni par leur venin, on doit regretter que l’espèce du boiga ait besoin , pour subsister , d’tuie chaleur plus forte que celle -de nos contrées, et quelle ne je trouve. que veti l’équateur, tant dans l'ancien que dai^ le nouveau continent ( i).