Principales dimensions du Tupinambis
pi po. lig Dongaeuniotale RNA nt den tes AU Lie 5 8 o Contonridlela"cuenle ins LT ar, ue (AN ANS Circonférence du corps à l'endroit le plus gros. . . . . . PRE LME) Longueur des pattes de devant jusqu’au bout des doigts. o 5 9 Longueur des pattes de derrière jusqu’au bout des doigts. o 6 9 Lonpnenride/la queue. ke A de in ana eo 14,106
Circonférence de la queuc à son origine
au Cabinet du Roit. La manière dont elles sont colorées donne au tupinambis une sorte de beauté; son corps présente de grandes taches ou bandes irrégulières d’un blanc assez éclatant qui le font paroître commé marbré, et forment même sur les côtés une espèce de dentelle. Mais, en le revêtant de cette parure agréable , la nature ne lui a fait qu’un présent funeste; elle l’a placé trop près du crocodile son ennemi mortel, pour lequel sa couleur doit être comme un signe qui le fait reconnoître de loin. Il a, en effet, trop peu de force pour se défendre contre les grands animaux. Îi n'attaque point l’homme; il se nourrit d'œufs d'oiseaux?, de lézards beaucoup plus petits que lui, ou de poissons qu'il va chercher au fond des eaux; mais, n'ayant pas la même grandeur, les mêmes armes, ni par conséquent la même puissance que le crocodile, et pouvant manquer de proie bien plus souvent, il ne doit pas être si difficile dans le choix de la nourriture; il doit d’ailieurs chasser avec d'autant plus de crainte, que le crocodile anquel il ne peut résister est en très grand nombre dans les pays qu'il habite. On rapporte même que la présence des caymans inspire une si grande frayeur au tupinambis, qu'il fait entendre un sifflement très fort. Ce sifflement d’effroi est une espèce d'avertissement
1. L'on peut voir, dans la collection du Cabinet du Roi, un tupinambis mâle, tué dans le temps de ses amours; ses parties sexuelles sont hors de l'anus ; les deux verges. très séparées l’une de l’autre, ont un pouce trois lignes de longueur. L'animal a deux pieds huit pouces de longueur totale,
9. « Mademoiselle Mérian trouva plus d’une fois un Sauve-garde » (un trpinambis) mangeant des œufs dans sa basse-cour. » Histoire
générale des Voyages , tome LIV, page 450, édit. in-12,
DU TUPINAMBIS. 293 pour les hommes qui se baignent dans les environs; 11 les garantit, pour ainsi dire , de la dent meurtrière du crocodile, et c’est de là qu'est venu au tupinambis le nom de Sauve-garde ou Sauveur , qui lui a été donné par plusieurs voyageurs et naturalistes. Il dépose ses œufs, comme les caymans, dans des trous qu’il creuse dans le sable sur le bord de quelque rivière ; le soleil les fait éclore ; ils sont assez gros et ovales, et les Indiens s’en nourrissent sans peine; la chair du tupinambis est aussi très succulente pour ces mêmes Indiens, et plusieurs Européens, qui en avoient mangé tant en Âmérique qu'en Afrique, m'ont dit l’avoir trouvée délicate.
Cet animal produit des bézoards, ainsi que le crocodile et d’autres lézards ; ces concrétions resseniblent aux bézoards des crocodiles, quant à leur forme extérieure; elles sont de la grosseur d’un œuf de pigeon et d’une couleur cendrée claire tachetée de noir. On leur a attribué les mêmes vertus chimériques qu'aux autres bézoards, et particulièrement à ceux du crocodile et de liguane?.
La disette que le tupinambis éprouve fréquemment a dû altérer ses goûts, tant la faim et la misère dénaturent les habitudes. Îl se nourrit souvent de corps infects et de substances à demi pourries ; et, lorsque cet aliment abject lui manque, il le remplace par des mouches et par des fourmis. Il va chasser ces insectes au milieu des bois qu’il fréquente, ainsi que les bords des eaux : la conformation de ses pieds, dont les doigts sont très séparés les uns des autres, lui
1. Histoire générale des Voyages, tome LIY, page 490, édit. in-12.